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Le constat et les projets 2001

ACTION D’AIDE AU DEVELOPPEMENT

AU BURKINA FASO en 2001/2002


CONSTAT ET PROJETS


ECHANGES PROFESSIONNELS ET INTERCULTURELS

Constat

Les élèves ont peu l’occasion, au cours de leur scolarité, de voire de leur vie professionnelle s’ouvrir à d’autres cultures par le biais d’échanges ou d’actions menés dans un autre pays que le leur. D’ailleurs, ils ont une profonde méconnaissance des autres pays, des autres continents et des civilisations qui les composent.
Certes, des séjours sont parfois organisés mais ils concernent essentiellement les pays de l’Union Européenne, surtout la Grande-Bretagne et l’Allemagne, leur objectif est surtout linguistique et la durée en est limitée ; l’impact de ce genre de séjour reste, bien sûr, positif et les élèves en tirent toujours un bénéfice quel qu’il soit.
En revanche, des séjours où l’on fait appel à des capacités transversales, où l’on attend de l’élève qu’il réalise un véritable projet professionnel et humain, sont plus rares et font souvent suite à une demande émanant des pays eux-mêmes, ce qui est le cas pour le Burkina Faso, le jumelage avec la ville de Besançon ayant facilité le contact.

Objectif général

  • Amener l’élève à :
    • la découverte du milieu et de chacun
    • une réflexion sur la formation professionnelle

Objectifs intermédiaires

Découvrir un pays par son histoire

  • Les élèves réaliseront une frise chronologique pour mieux visualiser les événements dans le temps, pour mieux comprendre les liens qui unissent la France à l’Afrique.

Connaître un pays par sa géographie

  • A l’aide de cartes à différents niveaux d’échelles, les élèves effectueront des repérages, ce qui leur permettra de situer de façon plus claire les espaces visités.
  • La géographie permettra aussi d’appréhender les problèmes, liés au désert et à l’environnement, rencontrés fréquemment dans les manuels mais jamais de visu.

S’immerger dans un pays par sa culture

  • étude de l’architecture des lieux visités ( ville, village, maisons…)
  • rencontre avec des artisans, sculpteurs
  • visite de musées

Echanger avec l’autre

  • rencontre avec les habitants
  • échanges professionnels de savoirs - faire
  • échanges culturels : partages des coutumes lors de soirées (diapositives, fêtes locales…….)

Maintenir le contact

  • créer des liens
  • créer un échange permanent

Et revenir différent à jamais, enrichi par l’autre.


MARAICHER
Avec création d’une retenue d’eau et d’une digue
entre les deux villages de Douroula et de Bladi

Constat

Les terres cultivables sont de plus en plus éloignées des villages et les périodes de sécheresses qui sévissent durement pendant la période de l’hivernage engendrent des conséquences sur les possibilités d’alimentation des habitants ainsi que sur leurs revenus.

Demande

L’Association au Développement au Département de Douroula a proposé qu’une étude soit effectuée pour réaliser une retenue d’eau sur le marigot, avec une digue et un système de vannage, franchissable par les véhicules afin de faciliter l’accès et les relations entre les deux villages qui sont actuellement privés de voie de communication si l’on excepte un ouvrage en très mauvais état sur le marigot.

Cette demande s’appuie sur des réalisations déjà existantes dans d’autres régions.
Le lieu est éloigné des villages, la présence de l’eau, qui attire les moustiques n’aura donc pas d’ effet sur les habitants.

Objectifs

  • il permettrait d’effectuer des cultures toute l’année
  • il serait mis à la disposition de plusieurs villages
  • il serait géré par les femmes
  • il permettrait de faire varier les cultures
  • il apporterait un développement économique à la région
  • il permettra de stabiliser les jeunes sur la région.

Montage du projet

Pour mener à bien ce projet il faut qu’il soit porté par un maître d’ouvrage qui pourrait être le Comité Local de Jumelage ou l’ADDD.

Pour mener à bien un tel projet, une étude de faisabilité doit être effectuée.

Afin d’évaluer les réelles possibilités de réalisation d’un tel projet, le Lycée propose d’effectuer un levé topographique des lieux par des élèves issus de la section topographique.
.
Cette étude permettrait d’évaluer l’emprise de cette retenue d’eau, la hauteur et la longueur de la digue afin d’évaluer la faisabilité de ce projet. Elle pourrait ensuite être confiée à l’école Inter - Etat Ingénieurs Equipement Rural située à Ouagadougou qui à toutes les compétences requises.

Le coût de cette étude de faisabilité s’élèverait à 2.000000 FCFA soit 20000 FF

Pour ce type de construction, l’AFVP qui a déjà suivi les travaux d’une digue donne à titre d’information le coût pour un ouvrage de 1,50 m de haut sur une longueur de 200 m = 13.000000 CFA soit 130000 FF..

Pour le financement des contacts sont à prendre avec le CLJ, l’ADDD, FDL, le Ministère de la Coopération et les villageois.

Ce projet sera pris en charge par l’AFVP.

Démarches nécessaires

  • Sur le plan administratif
    • Faire part de notre projet aux autorités locales et à l’AFVP
    • Obtenir l’accord de Monsieur le Préfet de Douroula, du CLJ et de L’ADDD et du CD
    • Rencontrer les responsables des villages avec les autorités locales pour commencer le projet
    • Travailler en présence d’une personne de chaque village pour effectuer le relevé topographique.
  • Sur le plan matériel (il sera fourni par le Lycée)
    • un tachéomètre et un théodolite, jalons, rubans.
    • piquets en bois à préparer sur le site

Travail sur place

  • Effectuer le relevé topographique
  • Faire la mise au propre
  • Remettre notre travail à M le Préfet, l’AFVP, le CLJ, Délégués des villages et à la mairie de Besançon

SOLAIRE

Constat

Aujourd’hui les trois quarts de la population mondiale ne consomment qu’un quart de l’énergie disponible.
Plus de deux milliards d’hommes n’ont aucun accès à l’électricité.

C’est dans le domaine de l’électrification rurale que la demande est la plus forte.

L’inexistence d’un réseau électrique sur les 12 villages du Département de Douroula nous permet d’entreprendre une réflexion de fond portant sur les possibilités de mettre en place un projet d’électrification solaire par le système photovoltaïque, énergie renouvelable gratuite et abondante sous cette latitude.

Etats des lieux

  • Pour les écoliers :
    Un manque de lumière naturelle dans les classes. Ceci est dû à l’architecture africaine qui permet de se protéger de la chaleur par le concept des jalousies. Ces conditions rendent difficiles la lecture au tableau ainsi que l’écriture engendrant des problèmes de vues chez les élèves.
  • Pour les adultes :
    Les salles de classes sont utilisées pour
    • des cours d’alphabétisation, sur l’éducation nutritionnelle et sanitaire sont assurés après la fin des travaux dans les champs ( la nuit tombant à 18 heures) Actuellement les conditions de travail ne sont donc pas les meilleures possibles avec des lampes tempêtes et la motivation ne peut que s’en ressentir.
    • des réunions d’informations sur les projets à mettre en place avec les comités des villageois.
    • des réunions pour les visites protocolaires.
  • pour les bâtiments affectés à la santé
    • Maternité : interventions de nuit difficiles
    • Dispensaire interventions de nuit difficiles
    • Pharmacie : conservation les médicaments difficile et coûteuse dans des réfrigérateurs (pétrole, essence)
  • pour les bâtiments administratifs et publics
    • Préfecture : aucun moyen de communications.
    • Maison des jumelages : améliorer le cadre de vie des coopérants et des visiteurs
    • Centre culturel : aucun équipement.

Démarches

Une étude comparative sur les différentes énergies

  • Lampe à pétrole :
    • Un apport de lumière très faible
    • Un investissement pas toujours possible par les parents des élèves
    • Le coût du pétrole
    • Un risque lié à l’utilisation par les utilisateurs
  • Groupe électrogène
    • une dépendance de l’énergie coûteuse
    • une maintenance coûteuse et difficile à gérer
    • un apport de nuisances au niveau du bruit et de la pollution
    • Une incapacité importante du groupe électrogène par rapport aux besoins
    • un coût élevé pour obtenir un bon rendement, prix de vente = 4000 FF
  • Système solaire photovoltaïque
    • Une énergie gratuite
    • Une faible maintenance
    • Un coût d’exploitation minime
    • Une bonne maîtrise de l’énergie dans le temps en fonction des besoins
    • Une complète autonomie
    • Une adaptabilité au type de bâtiment
    • Un amortissement rapide lié à la faible maintenance
    • Un minimum de compétences pour assurer la maintenance
    • Une exploitation pour l’utilisation de matériels audiovisuels pour la formation et le divertissement des élèves et des adultes
    • Un investissement financier au départ sera à prendre.
  • Conclusion
    L’étude permet de mettre en évidence que le système solaire apporte suffisamment de garanties pour s’orienter vers un investissement pour une faible maintenance.

Historique du projet

Une première proposition avait été effectuée à la population qui avait donné son accord.
Une première étude avait été évaluée par Total Energie mais pour des raisons de frais de douane qui grevait le budget 48 %. Il était préférable de traiter directement par l’AFVP (ONG) qui n’est pas assujettie à cette taxe..

Grâce à un don d’une Bisontine le projet a été repris et il permettra d’équiper un certain nombre de sites.

Actuellement une seconde étude de marché est en cours avec l’équipe d’appui conseil de l’AFVP pour :

  • obtenir les devis des fournisseurs par site afin d’être analysés par le comité de décision.
  • adopter la grille de montage financier
  • consulter les comités de gestion des sites à éclairer à Douroula et dans les villages disposants d’une école.
  • recueillir les agréments desdits comités de gestion pour une contribution financière

Dans ce projet il est prévu de former une personne pour assurer la maintenance des installations

Propositions

Par rapport à ce projet le Lycée souhaite s’engager sur plusieurs points :

  • Sensibiliser les élèves aux techniques des énergies nouvelles non polluantes.
  • Participer lors de son séjour à l’installation des points solaires avec l’entreprise retenue
  • Rechercher un financement pour l’installation d’un point solaire pour électrifier le centre culturel en plein air.

Il permettra de développer les activités culturelles en accueillant des groupes folkloriques, pièces de théâtre, projection de films et soirées dansantes.

Ce projet donnera satisfaction à une demande des jeunes de Douroula (4000 habitants plus les jeunes des autres villages ) qui n’avait pas pu être prise en compte dans la première enveloppe en novembre 2000..

Aspect financier

Pour financer ce projet le Lycée contactera l’ANVAR et d’autres sponsors :Total Energie, l’ADEME, la fondation Energie pour le Monde ( FONDEM )

Un Devis a été demandé à l’entreprise ESOD /APEES (Association pour la Promotion de l’Exploitation de l’Energie Solaire) à Ouagadougou et à Dédougou.

Evaluation = 73684,00 FF

Détail du projet

Ce projet sera réalisé par les élèves français et burkinabés et avec le concours de l’entreprise locale.

Démarches administratives

  • Faire part du projet aux autorités locales
  • Prévenir l’AFVP
  • Demander un devis à l’entreprise APEES

MISE EN PLACE D’UN COMITE DE SALUBRITE

Constat

Les Burkinabés utilisent de plus en plus de matériaux élaborés, tels les plastiques, dont l’élimination pose des problèmes. En effet, même si l’utilisation des matériaux est maximisée, ils deviennent un jour ou l’autre des déchets sans solutions.

Traditionnellement, les déchets alimentaires ou végétaux sont éliminés rapidement en étant brûlés sur place ou mangés par les animaux. Les déchets plastiques et autres matériaux composites, quant à eux, stagnent et se retrouvent partout. Au mieux, ils sont accumulés à ciel ouvert, en tas au milieu du village, et sont source de prolifération de mulots, reptiles, vautours et d’épidémies qui deviennent une menace pour la santé des habitants, leur élimination naturelle dans le temps se comptant en centaines d’années, les déchets envahissent le cadre de vie des habitants et polluent l’environnement.

Dans les projets antérieurement réalisés, les Burkinabés ont exprimé leur gêne devant cette situation. Ils souhaitent mettre en place des solutions acceptables au niveau écologique, technique et financier en sensibilisant la population à cette démarche afin qu’elle réfléchisse au choix de solutions et à la mise en place de celles-ci.

Objectif général

Créer un Comité de salubrité publique sur la gestion des déchets pour :

  • améliorer le cadre de vie
  • limiter le risque sanitaire

Objectifs intermédiaires

  • Réaliser une enquête auprès des villageois qui évaluera :
    • la nature et la quantité estimée des déchets
    • les lieux et les moyens de stockage, les traitements des différentes catégories de déchets existants
    • les problèmes rencontrés par la situation actuelle : gêne ressentie dans leur cadre de vie, risque sanitaire évoqué
    • les souhaits et les propositions des habitants
  • Proposer une méthode de traitement des déchets au Délégué du village qui comprend :
    • l’exploitation de l’enquête
    • la mise en évidence d’un tri possible à la source
    • la proposition de moyens de stockage individuels et / ou collectifs
    • la proposition de moyens de traitements selon les déchets.
    • Si le recyclage des métaux est possible et plus ou moins organisé, il est difficilement envisageable pour les plastiques, car cela nécessiterait des compétences n’existant pas actuellement dans le village, ni dans la région (usine de recyclage).
    • Il reste à mieux valoriser les techniques connues telles que l’incinération et le compost.
  • Proposer la mise en place d’un comité de salubrité publique sur la gestion des déchets par :
    • la sensibilisation des habitants, et particulièrement auprès des femmes, aux enjeux du projet, aux différentes propositions de ramassage, stockage et traitements des déchets
    • l’organisation matérielle des solutions :
      • Solution pour les métaux :
        • Stockage collectif dans un lieu du village et mise à disposition de toutes personnes qui souhaitent les transformer.
      • Solution pour les déchets végétaux :
        • Réalisation d’un composteur en banco. Le compost obtenu permettra d’améliorer la fertilisation des plantations agricoles.
      • Solution pour les déchets plastiques et papiers, cartons :
        • Stockage individuel en bidons métalliques troués dits « incinérateur »
        • Traitement sur lieu collectif à l’écart du village, transport individuel et brûlage individuel dans les incinérateurs
    • Les modalités de choix des représentants au Comité de salubrité et la définition de leur mission
      • Nomination ou élection
      • Mise en place, contrôle, évaluation et suivi du projet
  • Expérimenter le projet à dimension réduite :
    • Sur un quartier du village pendant la durée du séjour

Moyens

  • Rédiger un questionnaire avant le départ
  • Acheter sur place des bidons métalliques, les couper en 2, les percer pour obtenir des incinérateurs individuels.
  • Organiser le ramassage collectif : une charrette, un âne et un salarié ; estimer la fréquence des collectes, le salaire à prévoir et son financement par les villageois à l’aide d’une taxe.
  • Choisir et aménager un lieu d’incinération à l’écart du village à vent contraire dominant
  • Choisir un lieu qui accueillera les cendres obtenues et creuser un trou (les cendres seront inutilisables en tant qu’engrais car elles contiennent des composants toxiques).

Coût

Les dépenses de ce projet seront prises en charge selon la grille mise en place par l’AFPV soit :

  • Une participation villageoise à hauteur d’environ 15 %
  • Une participation du fonds de développement local, décidé par le Comité de Décision (CD) en accord avec le Comité de Suivi (CS), pour le reste soit environ 85 %
  • Le salaire (à définir avec le comité de suivi et l’AFVP
  • L’achat de bidons.

Maintenance

Elle comprend :

  • L’entretien du lieu d’incinération
  • L’organisation du financement du ramassage collectif
  • Le ramassage des déchets des lieux publics
  • Le bilan de l’action avec les villageois après la 1ère incinération
  • Le renouvellement des incinérateurs

FOUR EN TERRE A USAGE DOMESTIQUE

Constat

On a pu constater sur place qu’il n’existait pas de four collectif à usage domestique (cuisson du pain et des plats cuisinés).

Il nous a semblé intéressant de réaliser à titre expérimental un four au sein du lycée avec les élèves de BEP GO dans le cadre d’un projet pluridisciplinaire à caractère professionnel. En sachant que la matière première existe déjà sur place, les constructions d’habitation sont réalisées en banco (argile + paille).

Ce projet s’est réalisé avec le concours de Mr Goy responsable à l’O.N.F. de la forêt de Chaux.
Il maîtrise parfaitement les techniques de fabrication d’un four en argile ainsi que son utilisation. Avec l’aide d’un boulanger et des cuisiniers du lycée, nous effectuerons des essais de préparation de pâte et de cuisson.

Après concertation avec les villageois, nous implanterons plusieurs fours communaux.

Objectifs

  • Apporter une amélioration alimentaire pour les villageois sur le plan nutritionnel.
  • Lutter contre la déforestation car cette technique de cuisson est économique en bois.
  • Réaliser ces fours avec des jeunes Burkinabés en formation professionnelle en bâtiment dans un centre de Dédougou.
  • Former les habitants à l’utilisation du four.

Réalisation

Coût = 4500,00FF

Cahier des charges

  • entretien : réparer les fissures lors de leur apparition avec de la terre
  • stockage du bois sous abri
  • nettoyage du four
  • épandage des cendres dans le jardin

REBOISEMENT

Constat

Sur le plan domestique, les villageois sont appelés à consommer beaucoup de bois pour la cuisson des aliments.

Sur le plan agricole, ils utilisent la méthode du brûlis pour amender le sol ce qui entraîne une déforestation importante en sachant qu’une zone brûlée est exploitable pendant 5 ans. De plus la forêt recule et s’éloigne de plus en plus du village ce qui limite les précipitations.

Solution proposée

Postulat : tout individu qui se rend dans un pays touché par la déforestation doit lutter contre ce phénomène en plantant des arbres.

Après concertation avec les villageois sur un lieu de reboisement, une plantation de 1200 arbres sera effectuée.

L’eucalyptus semble avoir la préférence des villageois et il s’accommode bien au type de sol existant (latérite).

Cet arbre a une croissance rapide, une racine pivotante permettant de puiser l’eau à grande profondeur pendant la période sèche, par ailleurs permet d’effectuer des coupes rapidement et dans un temps très cours d’obtenir des rejets.

Cette plantation permettra également la culture des arachides afin de favoriser l’ameublement du sol et par conséquent la croissance des arbres.

Entretien

Prévoir un grillage pour protéger les arbres contre les animaux en divagation

Plantation

Un contact sera pris avec le pépiniériste de Douroula pour préparés les plants
Les tous seront effectués avec la population ainsi que la plantation
La pose du grillage sera réalisée par la population

Coût

1200 plants d’eucalyptus sur 2 hectares : 2500FF
Grillage en stock au village.


STOCKAGE DES EAUX PLUVIALES DES TOITURES DE L’ECOLE DE DOUROULA

Constat

Nous avons constaté que toutes les toitures terrasses ou autres n’avaient aucun système de récupération des eaux pluviales.

Le pays connaît une période sèche et une période à fortes précipitations. Il serait opportun de collecter cette eau vers un puits en la filtrant préalablement. Cette réserve d’eau constituée pendant la saison des pluies permettra de prolonger la réserve d’eau pendant la période sèche, les puits d’une profondeur de 8m étant généralement taris en cette saison.(de décembre à mai)

Solution expérimentale

Nous envisageons de collecter les eaux de pluie de l’école car elle est à proximité d’un puits. Pour cela il faut réaliser la pose de chêneaux, d’une canalisation et d’un regard avec filtre pour rejoindre le puits situé à une distance de 15m de l’école. Ce puits est déjà équipé d’une pompe manuelle posée lors d’un chantier.

Objectifs

  • Stocker de l’eau afin d’augmenter les réserves.
  • Protéger les constructions des eaux de ruissellement.(érosion des murs > effondrements > accidents)
  • Protéger les réserves d’eau situées dans les nappes phréatiques.
  • Envisager que cette solution soit reprise et adaptée à d’autres constructions.
  • Développer les cultures expérimentales du jardin de l’école

Coût

4500,00 FF

Matériaux

  • chêneaux :51m (en stock )
  • tuyau de descente :8m (en stock )
  • tuyau PVC D 150 : 20m ( achat )
  • regard en béton avec dalle BA (à réaliser)
  • filtre en tissu ( à réaliser)
  • ciment ( achat)

Entretien

Nettoyer le filtre