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Le constat et les projets 2003

ACTION D’AIDE AU DEVELOPPEMENT

AU BURKINA FASO en 2002/2003


CONSTATS ET PROJETS


LE MARCHE DE DOUROULA

Constat

Il accueille les villageois du département de Douroula et d’autres commerçants. A ce jour aucune infrastructure en dur n’existe. Il se déroule sous des abris en bois non étanches et lors de la saison des pluies, il ne peut donc pas se dérouler normalement.

D’autre part, les abris en bois sont attaqués par les termites et les intempéries ce qui impose un renouvellement permanent de la structure, cela ne fait qu’accentuer la déforestation et favoriser l’avancée du Sahel.

Sur le plan hygiène, on pourrait apporter des aménagements non négligeables pour éviter de déposer les aliments à même le sol alors qu’une cohabitation des êtres humains avec les animaux subsiste.

Sur son périmètre, un forage n’a pas été aménagé ce qui n’incite pas les utilisateurs de cet espace à respecter l’environnement.

Cet espace accueille également un centre culturel et il n’est pas équipé de latrines et de poubelles.

Propositions effectuées

Après une présentation de l’avant-projet aux notables et sous la tutelle du Préfet, le projet a été arrêté ainsi que les modalités de réalisation

Ce projet de marché sera réalisé sous forme de 9 modules répétitifs. Il prendra en compte l’architecture locale et les matériaux locaux. La participation des villageois sera financière et physique.

Les habitants seront impliqués dans les travaux mais il sera prévu que quelques adultes reçoivent une formation professionnelle afin de les former aux techniques pour qu’ils deviennent acteurs et autonomes dans leur projet.

Proposition sur l’architecture du marché, brique de latérite

Il est prévu également que le Centre de Formation Professionnelle de Nouna, que nous avons rencontré en 2001 et 2002, participe à la réalisation de ce projet avec les élèves du Lycée Graviers Blancs.

Ces travaux seront programmés sur plusieurs années afin de ne pas endetter la population et de trouver les financements. Les villageois s’engageront sur le plan financier à la hauteur de 15%.
Il intégrera l’aménagement des abords du forage en réalisant un caniveau et un abreuvoir pour protéger le forage de la pollution ainsi qu’une aire de lavage pour améliorer les conditions de vie des femmes.

Ultérieurement un projet de latrines sèches ou humides sera réalisé.

Coût des travaux

  • Les plans sont réalisés par le lycée et seront envoyés aux notables de Douroula et au Centre de Formation Professionnelle de Nouna, partenaire de la réalisation ainsi qu’à la Ville de Besançon et aux notables
  • Une étude de prix a été réalisée en fonction des prix locaux et des entreprises contactées
  • Un prototype sera réalisé au lycée
  • Une visite de l’école d’ingénieurs CRATerre à Grenoble est prévue pour étudier les constructions en terre
  • Evaluation du 1er module : 30000 00 CFA => 4600€

AMENAGEMENT DES ABORDS DU FORAGE DU MARCHE DE DOUROULA

Constat

Ce forage est situé sur la zone d’un marché qui accueille les villageois des 12 villages du département de Douroula. Actuellement il n’est pas aménagé ce qui laisse place à un margouillat.

Constat sur la consommation d’eau sur le plan international :

  • un africain : 10 à 15 litres /jour
  • un français : 240 L /j
  • un américain : 660 L/j

L’eau est donc précieuse

Ce forage est implanté dans un point bas inondable lors de la saison des pluies, par ce fait les pluies entraînent les granulats et les excréments des animaux à l’intérieur de la plateforme. A l’extérieur il n’a pas été prévu d’aménagement pour les animaux et aucun exutoire.

Par conséquent la présence proche des animaux pollue les abords du forage et risque de polluer l’eau du forage. Cette eau stagnante et polluée est le lieu propice à la reproduction d’insectes vecteurs de maladies transmissibles (fièvre jaune, filariose, paludisme) de virus (hépatite A ) et de bactéries
(Choléra, fièvre typhoïde, dysenterie ).

Solution

En accord avec la population

  • Elévation de la plateforme intérieure du forage par la création d’un dallage en béton afin d’isoler les eaux de ruissellement et gravats par rapport à l’intérieur du forage.
  • Création d’un caniveau en béton de 12 m de long depuis l’enceinte du forage pour éloigner les animaux
  • Création d’un abreuvoir en béton pour les animaux
  • Création d’un exutoire en pierre
  • Création d’une aire de lavage en béton pour laver le linge avec un exutoire en pierre.
  • Créer un portillon à fermeture automatique.

Objectifs

  • Assainir les abords et l’intérieur du forage pour protéger l’eau potable du forage de toutes eaux polluées
  • Améliorer les conditions d’hygiène et lutter contre les maladies
  • Eloigner les animaux du forage pour maintenir un espace propre
  • Eloigner l’aire naturelle de lavage du linge pour éviter toute pollution de l’eau du forage
  • Améliorer les conditions de travail des femmes
  • Interdire l’entrée des animaux dans l’espace du forage

Conditions de réalisation

  • Les plans seront réalisés par les élèves par rapport à des photos de forages existants
  • Une étude chiffrée sera effectuée
  • Les travaux seront réalisés avec les villageois et les élèves.
  • Le projet sera financé par les subventions et par l’apport physique des villageois

Coût des travaux

  • Ciment = 200000 FCFA
  • Granulats = 58000
  • Planches = 28000
  • Portillon = 42000
  • total =328000 (500 €)

MISE EN PLACE D’UN COMITE DE SALUBRITE PUBLIQUE GESTION DES DECHETS DOMESTIQUES ET ANIMALIERS

Constats

Malgré la grande pauvreté du Burkina Faso et le mode de vie rural séculaire, les signes du progrès industriel sont quelques peu sensibles, bien que largement insuffisants.

Les effets néfastes de ce progrès se retrouvent dans l’augmentation des déchets à destruction lente comme les plastiques. Ceux-ci viennent récemment de l’introduction de nos produits européens. Le cadre de vie s’en trouve visiblement pollué et les risques sanitaires sont multipliés du fait de la prolifération des mulots et des reptiles. Les animaux qui les mangent sont malades et meurent privant les habitants de leur rendement financier.

L’aménagement récent et rudimentaire de forages dans le village permet l’approvisionnement en eau potable mais pose encore des problèmes d’hygiène. L’humidité et la présence de moustiques favorisent les épidémies, surtout celle du choléra. Les animaux qui viennent y boire pataugent et laissent leurs excréments. L’aire de lavage du linge et de la vaisselle qui se trouve à proximité reçoit les résidus des produits lessiviels. Toutes ces substances s’infiltrent dans le sol et polluent le lieu- même du forage.

L’absence de latrines collectives sur le marché et pour le centre culturel sont une gêne pour les populations locales et provenant des villages avoisinants. Ils peuvent rester quelques jours lors des fêtes ou du marché, ce qui accentue le phénomène de concentration des risques sanitaires et des pollutions citées.

Demandes

Lors du précédent séjour en 2001, les élèves du Lycée des Graviers Blancs ont réalisé une enquête pour le compte du Conseil du Village sur un quartier de 500 habitants qui traitait des thèmes suivants :

  • les déchets : leur devenir actuel et les contraintes engendrées
  • la proposition de solutions existant dans d’autres pays d ‘Afrique
  • les latrines et les douches : constats et besoins
  • la proposition de création d’un Comité de Salubrité Publique.

Les conclusions sont très majoritairement affirmées.

L’augmentation progressive des déchets depuis quelques décennies est due aux plastiques et matériaux composites avec l’invasion sournoise de sachets donnés sur le marché ou de petites poches d’eau fraîche.

La consommation des piles pour le fonctionnement des radios et lampes s’accélère. Les piles usagées jetées dans sur le lieu même de leurs cultures et de leurs forages deviennent un réel danger sur le plan écologique et sanitaire pour la population. Les effets sont très importants : 1 pile pollue 400m3 d’eau et 1 kg de piles pollue 10 m3 de terre.

Pour les solutions proposées, l’idée d’un « demi bidon conteneur » par concession et d’une décharge spécifique à l’extérieur du village a été retenue unanimement. Une action de sensibilisation dans les écoles est plébiscitée.

La mise en place de ce dispositif serait gérée par un Comité de Salubrité Publique qu’il faudrait créer et qui aurait aussi pour mission la qualité des chemins et des routes, la gestion des latrines collectives.

Objectifs général

Améliorer l’hygiène globale en accompagnant les villageois dans la mise en place et le fonctionnement du Comité de Salubrité Publique

  • le rendre efficace pendant notre séjour
  • valider sa nécessité

Objectifs intermédiaires

Mettre en place le Comité de Salubrité Publique avec le conseil du village

  • choisir le mode de représentation de la population
  • déterminer les objectifs généraux du comité
  • préciser les modalités de fonctionnement du comité
  • initier les premières actions du comité pendant notre séjour
    • laisser aux enfants une terre propre
    • créer de l’économie en impliquant le forgeron

Initier une action « Déchets »

  • réaliser des bidons conteneurs de déchets plastiques en faisant appel aux compétences du forgeron
  • déterminer un lieu de réception des bidons à l’extérieur du village et réaliser un enclos avec les élèves français
  • proposer à des familles volontaires l’expérimentation du conteneur sur 10 jours
  • sensibiliser les enfants des écoles au problème des déchets avec des fiches éducatives
  • expérimenter une action phare avec les enfants des écoles dans un des quartiers du village par le ramassage des déchets et le tri des déchets plastiques souples
  • expérimenter le lieu d’enfouissement avec les enfants et les familles volontaires
  • sensibiliser à une collecte des plastiques durs et des piles en vus d’un recyclage avec une entreprise
  • Mettre en place un responsable pour gérer le chargeur et les piles

Initier le Comité de Salubrité Publique à la conception et à la réalisation de projets en s’appuyant sur la réalisation d’un des projets auquel participent les élèves français

  • cibler l’objectif d’après les besoins
  • rechercher des solutions
  • comparer les solutions
  • sélectionner une solution en fonction des critères retenus
  • réaliser le projet
  • évaluer le projet

Moyens

  • En France
    • Analyser les résultats de l’enquête de 2001
    • Sensibiliser les élèves au fonctionnement de la représentativité d’un village : le conseil du village, les comités de suivi.
    • Repérer les similitudes et les particularités avec le fonctionnement civil français.
    • Informer les élèves sur le problème des déchets et sur la prophylaxie par l’hygiène
    • Analyser la technique de projets avec les élèves et l’appliquer au prototype de latrines en terre
    • Préparer des actions pédagogiques sur les déchets à destination des enfants des écoles avec l’ADEME
  • Au Burkina Faso
    • Un groupe représentatif des élèves participera aux réunions de mise en place du Comité de Salubrité Publique
    • Les élèves animeront dans les écoles une séquence pédagogique sur l’influence des déchets
    • Les élèves guideront l’action phare sur les déchets dans un des quartiers
    • Un groupe d’élève accompagnera le Comité de Salubrité Publique dans l’analyse et la réalisation d’un projet technique
    • Mettre en place un lieu de stockage des plastiques durs et de piles pour un recyclage vers OUAGA
  • Coût des travaux
    • Tonneaux coupés en deux : 6000*120 = 720000 FCFA
    • Poignées réalisées par le forgeron de Douroula : 500*240 = 120000
    • Peintures pour le N° des concessions, pinceaux 5 000*3 = 19500
    • Fiches pédagogiques pour les écoles : 25000
    • Chargeurs solaires de piles : 40000
    • total =939500 (1500€)

1 Box en terre ou fosse pour brûler les déchets sera réalisé à l’extérieur du village


EDUCATION

Ecole primaire de Kérébé

L’école primaire et maternelle de Condorcet ainsi que la SEGPA du collège Proudhon de Besançon continueront d’échanger avec cette école en apportant leur aide sur le plan culturel, matériel et pédagogique.

En accord avec les instituteurs, un projet d’aide pour l’achat de livres scolaires burkinabés a été abordé pour notre prochain voyage

Lycée technique commercial Bethel de Dedougou

En 2002, un contact a été pris avec le Lycée de Dédougou situé à 25 km de Douroula afin d’envisager un échange avec le Lycée Professionnel Tristan Bernard de Besançon qui enseigne les mêmes spécialités.

Centre de formation professionnelle de Nouma

En 2001, le Lycée avait pris contact avec le Centre de Formation Professionnelle du bâtiment et en électrotechnique de Nouna situé à 71km de Douroula afin de prévoir une correspondance sur des techniques, une aide en matériel et d’organiser de futurs échanges dans ses projets. Le centre accueille 210 jeunes en formation dans les spécialités de la maçonnerie et de l’électrotechnique.

En 2002, une visite a été effectuée pour présenter le projet de 2003 et arrêter les modalités de l’échange. Il a été remis des livres de technologie, de dessin et de français.
Le lycée envisage :

  • D’échanger entre les professeurs des deux spécialités, Bâtiment et Electrotechnique, sur les techniques de mise en œuvre ainsi qu’avec les professeurs d’enseignement général et d’apporter son aide sur le plan du matériel pédagogique.
  • De mettre en place une correspondance entre les élèves
  • D’accueillir un groupe de jeunes avec professeurs à Douroula pour réaliser les projets conjointement
  • De réaliser conjointement un projet de développement sur le village de Douroula.
  • D’accueillir un professeur au lycée Graviers Blancs.

Coût

Matériels, cahiers, livres scolaires burkinabés = 600€


PROTECTION DU SITE ARCHEOLOGIQUE A DOUROULA

M Lassina KOTE, archéologue à l’université de Ouagadougou a découvert un site archéologique datant de sept siècles av. JC. En 1977 des recherches scientifiques systématiques sur les vestiges archéologiques de la région ont permis de recenser un grand nombre de sites. Il s’agit de sites d’habitation, de sites techniques tels que la taille de la pierre, la production de fer et des peintures rupestres.

Nous avons constaté qu’il était important de le protéger car les intempéries et les animaux engendrent des dégâts importants. Il serait également intéressant de valoriser les vestiges trouvés afin de sauvegarder la mémoire de ce pays qui aurait tendance à disparaître avec la disparition des ancêtres.

Après une concertation avec les acteurs nous envisageons lors de notre séjour en 2003 de participer à l’étude de faisabilité de cette sauvegarde.

Démarches

Dans un premier temps :

  • Définir le périmètre du site pour établir une clôture et des abris de fours à minerais.
  • Etudier le plan d’une maison musée, qui servira de lieu stockage, salle d’exposition et salle d’étude.
  • Quantifier les besoins et chiffrer le coût de la maison et de la clôture.

Dans un deuxième temps :

  • Définir les intervenants pour réaliser les travaux et former des jeunes aux techniques de construction.
  • Réfléchir sur la formation de quelques jeunes du village aux techniques de guide, de conservation et de gestion du patrimoine culturel..

Dans un troisième temps

  • Réaliser le projet avec les différents partenaires.
  • Les travaux se feront sous la responsabilité de Lassina KOTE et des professeurs des deux écoles.

Objectifs

Cette action commune aura des retombées tant sur le plan humain que technique, culturel et économique en développant l’activité artisanale et le tourisme solidaire.

Coût prévisionnel

6000€


SANTE
Par l’INSTITUT de FORMATION en SOINS INFIRMIERS de VESOUL

Préparation du projet

  • Prendre contact avec l’infirmier du dispensaire de Douroula
  • Rechercher des sponsors, des matériels, des médicaments,
  • Rechercher des informations et des matériels sur le SIDA en lien avec la situation sur place (rencontre avec l’association « la flottille de l’espoir » à PARIS, achat de mallette éducative sur le SIDA …),
  • Préparer des trousses à pharmacie pour le groupe,
  • Sensibiliser les élèves aux maladies tropicales et aux règles d’hygiène à respecter
  • Préparer des cartons de dons pour la population locale
  • Former les instituteurs sur les premiers soins d’urgence voir brevet de secourisme

Pendant le séjour

  • Prise en charge du groupe
  • Rappeler les mesures de précaution à prendre, la prise de Savarine et donner des conseils : port de casquette, éviter de rester trop longtemps au soleil, penser à boire souvent…
  • Intervenir sur les maux quotidiens : blessures, fatigue…..

Travail au CSPS (Centre de Soins et de Promotion de la Santé)

  • Découvrir les soignants et apprendre de nombreuses choses sur le système de santé, les pathologies les plus fréquemment rencontrées : paludisme (surtout à cette période de l’année), Sida, maladies parasitaires dues à une mauvaise hygiène chez les enfants
  • Comprendre les influences des sorciers ou « tradipraticiens », qui entraînent un retard des soins ce qui augmente la mortalité.
  • Effectuer une campagne de sensibilisation sur le sida avec du matériel pédagogique.
  • Former les instituteurs à l‘utilisation d’une mallette de secours de première urgence.
  • Apporter du matériel

Coût

Matériels, médicaments : 400€


200 PAIRES DE LUNETTES DE VUE AVEC LE CONCOURS DE LA MUTUALITE FRANCAISE DU DOUBS

La Mutualité du Doubs nous a sollicités pour effectuer le nettoyage et déterminer l’indice de vue de verres. Une équipe prendra en charge cette opération hors temps scolaire. Un besoin important dans ce domaine se fait sentir d’autant que le prix d’une paire de lunettes équivaut à un an de salaire d’un ouvrier.


CULTURE
A LA DECOUVERTE DE L’AUTRE ET DE SA CULTURE

L’Afrique aux paysages variés est le reflet de la diversité des conditions bioclimatiques, et des sociétés humaines qui la composent, ce qui est une richesse incontestée. Mais, l’Afrique est aussi le continent du sous-développement, le plus pauvre de la planète, car, s’il a acquis son indépendance politique, il peine à reconquérir son indépendance économique et l’aide au développement apportée par les pays « riches » n’est pas sans conséquences parfois néfastes.

L’Afrique se marginalise donc au sein du système monde, par ailleurs, l’aide des pays donateurs a souvent un caractère intéressé ; néanmoins, certains pays d’Afrique se développent sous l’impulsion des populations, moins des états.

Ainsi, nous pensons souvent que la culture est liée aux civilisations dites « développées », or en Afrique, si la pauvreté est rémanente, il y a aussi rémanence d’une culture ancestrale, qui se perpétue à travers les âges, essentiellement transmise par l’oralité, et ce, à tous niveaux comme les coutumes, la religion, l’artisanat, l’école…La littérature orale est aux sources des sociétés africaines, d’une immense richesse, sa tradition continue de s’épanouir malgré l’industrialisation et l’urbanisation de l’Afrique.

Constat

Lors de notre précédent séjour (oct. nov. 2001) nous avons constaté cette culture fortement marquée, omniprésente, puisque nous avons eu l’occasion d’assister à des fêtes rituelles, nous avons observé les hommes sous l’Arbre à palabres et, nous avons eu la grande chance d’écouter et de regarder un conte mis en scène. La proéminence de la culture orale est liée à sa fonction sociale, les sociétés africaines considèrent la parole comme un élément fondamental de cohésion du groupe, ainsi la parole quotidienne usant de dictons et de proverbes apparaît comme un vecteur privilégié des codes sociaux.

Les élèves de ce séjour étaient vierges de toute expérience africaine, ils possédaient quelques vagues représentations, souvent erronées, c’est pourquoi il nous a paru intéressant de préparer davantage nos élèves, et nous-mêmes, à l’Afrique et à la culture, qui leur fait déjà souvent défaut en France.
De plus, ils n’ont pas de prise de conscience de nos rites occidentaux, comme s’ils n’existaient plus, semblant appartenir à « l’ancien temps », le contact avec une autre culture peut donc faire resurgir des coutumes oubliées.

Objectifs

Il s’agit d’appréhender cette culture africaine par tous les aspects les plus importants du Burkina Faso en effectuant un travail de préparation, puis un travail de réalisation sur place ainsi qu’au retour, dans différents domaines, et, de découvrir ce qu’est une culture pour mieux comprendre la sienne et comprendre que l’acte de parole, qu’il soit coutumier ou sacré possède une fonction des plus importantes.

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