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Le chantier et les missions 2003

ACTION D’AIDE AU DEVELOPPEMENT

AU BURKINA FASO en 2002/2003


PROJETS REALISES


01. CONSTRUCTION D’UN MARCHE EN DUR

Présentation : Ce projet de construction d’un marché en dur consistait à remplacer les abris en bois qui n’apportaient aucun confort et qui demandaient un entretien important. Ce projet a permis d’améliorer les conditions de fonctionnement du marché tant sur le plan hygiène que confort et de lutter contre la déforestation.

Après avoir effectué un état des lieux et des besoins, le lycée des Graviers Blancs a proposé un avant-projet aux notables en octobre 2002, ensuite il a arrêté des plans définitifs avec un coût des travaux. Ce projet comprenait un module principal et neuf modules répétitifs.

Il a été pris en compte l’architecture locale et le lieu d’implantation ainsi que les matériaux locaux, nous avons pris également en compte la participation financière et physique des habitants.

Les habitants se sont impliqués activement dans les travaux, 12 adultes ont été désignés par la population en fonction de certaines compétences qui ont été complétées par une formation professionnelle dispensée par nos soins dans le but de les former aux techniques nouvelles de construction afin qu’ils deviennent acteurs et autonomes dans leur projet évolutif.

L’ensemble des projets devrait permettre d’engendrer des ressources économiques sur le plan local. Il intégrera l’aménagement des abords du forage.
Ultérieurement un projet de latrines sèches ou humides sera réalisé.

A notre arrivée les travaux de terrassement étaient réalisés, les granulats avaient été ramassés par la population

A ce jour, les travaux du premier module sont terminés. Des villageois désignés par la population ont participé à la construction du marché et reçu une formation
A la fin des travaux nous avons jugé opportun de rémunérer ces 12 personnes, soit 10 000 FCFA = 15,24 € / personne afin de les motiver pour d’autres projets.

Pour permettre un bon fonctionnement du marché un Comité de Gestion a été mis en place pour l’attribution des places, le nettoyage du site après chaque marché, le marché ayant lieu tous les cinq jours et relever la taxe des commerçants pour envisager la construction des autres modules.

Nous avons fait appel aux compétences du forgeron pour des travaux de soudure.
Le sol du marché sera réalisé en terre battue par les femmes

Satisfaction des notables, des futurs utilisateurs et des réalisateurs.

Ce projet a été inauguré en présence de monsieur le préfet du département de Douroula, des notables, chefs religieux et de la population.

Les travaux ont été financés par la Ville de Besançon

Pour la poursuite de la construction des 9 autres modules, une étude s’impose pour leur implantation afin d’utiliser au mieux la surface disponible et respecter les constructions existantes.
Les modalités de financement avec la participation des utilisateurs et de la population sont à l’étude. Les futurs acteurs de la réalisation restent à déterminer. Les ouvriers formés aux techniques ne sont pas encore assez autonomes pour mener à bien un projet : problème de lecture des plans et respect des règles de l’art : une formation complémentaire s’impose lors de notre prochain séjour.


02. AMENAGEMENT DE LA BOULANGERIE CONSTRUITE EN 2001

Ce projet est géré par 5 femmes, il démontre un réel dynamisme sur le plan social, économique et un enrichissement nutritionnel. A ce jour il dégage des bénéfices qui permettent de générer d’autres projets pour les femmes. Suite à leur demande nous avons effectué d’autres aménagements et formé les femmes à d’autres productions de pain et de pizzas, la tomate étant cultivée dans les jardins.


03. LES FEMMES ET LA BOULANGERIE

La boulangerie construite lors de notre précédent séjour en 2001 est fonctionnelle et remplit sa mission au-delà de nos espérances : elle produit du pain tous les jours et n’arrive pas à répondre à la demande de la population.

Le groupement de femmes de DOUROULA gère entièrement et en toute autonomie son fonctionnement. Le bénéfice réalisé permet de répondre aux besoins de femmes en difficulté passagère ou de participer aux dépenses occasionnées par des fêtes traditionnelles pour les familles démunies.

Deux emplois permanents ont ainsi été créés. Chaque jour, 2 femmes de quartiers différents viennent les aider à tour de rôle. La présidente achète un sac de 50 kg de farine financé par quartier à tour de rôle.

La boulangerie utilise 10 kg de farine par jour pour produire environ 90 pains vendus 50 FCFA. Chaque personne reçoit 250 FCFA par jour de salaire. Il reste environ 50 FCFA de bénéfice pour le groupement des femmes après déduction de prix de la farine et de la levure.
Cette somme peut paraître dérisoire pour nous mais elle apporte un réel complément financier aux familles concernées compte tenu des faibles ressources des habitants.

Lors d’une réunion de bilan pendant notre séjour, et encouragés par le succès du dynamisme de ces femmes, nous leur avons proposé d’expérimenter d’autres productions qui leur permettraient de dégager davantage de bénéfice.

En accord avec elles, nous avons réalisé ensemble des galettes de mil, de maïs. Le résultat ne fut pas très concluant. Dommage, cela aurait permis aussi d’utiliser les ressources locales de céréales, une amorce dans l’autonomie financière de ces populations. L’idée n’est pas pour autant abandonnée, car elle fait ses preuves dans d’autres pays.

Nous avons aussi confectionné des « pizza douroulaises ». Avec une pâte à pain épaisse et une préparation à base de tomates et d’oignons de leurs jardins, nous avons ravi les familles des boulangères, les hommes responsables du village et du jumelage et les élèves de notre groupe (même si bien sûr, il n’y avait pas de jambon ni de fromage !).Après un calcul rapide, les femmes pourraient réaliser ces « douroulaises » à vendre les jours de marché et gagner facilement de la valeur ajoutée tout en gagnant du temps. La fournée de 3 pizzas rapporterait 1500 FCFA enlevé les fournitures ; ce qui laisse largement de quoi payer le revenu des boulangères. Dans notre élan, nous avons financé la fabrication de 3 plaques de four et des grilles support correspondantes, revu et fait corriger à la demande des femmes la pelle à enfourner par le forgeron du village pour la somme de 3500FCFA (environ 5 euro)
En même temps que les pizzas, nous avons aussi réalisé des brioches avec des œufs de pintades et de l’huile de palme ; le résultat fut succulent de l’avis de tous.

La pratique partagée de la réalisation du pain a fait apparaître toutefois des besoins d’aménagements nécessaires dans un souci de fonctionnalité et d’ergonomie. C’est ainsi que pour diminuer les efforts physiques du dos, une table plus solide et plus haute a été commandée pour le pétrissage, que des étagères ont été confectionnées par un élève avec les restes de planches et de mortier du marché pour réceptionner le pain à la sortie du four ; la scie utilisée lors de la construction du marché leur a été remise en cadeau pour couper le bois devant servir à chauffer le four. Il y eu des remerciements spontanés, infinis et des visages radieux.

Des demandes ont été formulées pour un avenir prochain : apporter un éclairage nocturne pour assurer la production de pain en fin d’après-midi à l’occasion de fêtes traditionnelles assez fréquentes, ainsi que l’installation d’une grille de protection devant le four pour éviter son éventuelle dégradation en l’absence des boulangères.(ceci pourrait être financé par les bénéfices)

L’animation permanente suscitée autour de cette boulangerie proche de la mosquée, du centre culturel et du nouveau marché fait du centre de Douroula un réel lieu de vie communautaire. Nous en avons été les premiers bénéficiaires.

Ces expériences sont très encourageantes et l’attention portée par les femmes à « leur affaire » laisse à penser que la boulangerie pourrait bientôt se diversifier. Elle serait bientôt trop étroite….


04. SOLAIRE

Redéploiement de certains panneaux solaires

Après avoir effectué un état des lieux des installations existantes et défini les besoins exacts par rapport à de nouveaux locaux, une réflexion avec les responsables a fait apparaître de nouveaux besoins :
Nouveau CSPS : Transfert de deux panneaux situés sur l’ancien SPS (Point Santé) et du réfrigérateur.
Installation des panneaux et d’une prise de courant pour le réfrigérateur. Si celui-ci nécessitait un générateur il est prévu que celui que nous avions acheté en 2001 pour le Centre Culturel leur soit donné car il ne sert plus depuis que le RTPS a équipé le CC d’un équipement plus performant.
Point public de recharge des batteries, maison de Blamami KOTE

On constate une augmentation des batteries, actuellement on en recense 400 sur Douroula plus celles des autres villages. Les villageois sont obligés de se déplacer à Dédougou situé à 25 km. Coût de la recharge 500 FCFA (= 0.76€) et les risques de détérioration en plus. Il a donc été décidé de créer un point public en transférant un panneau de la maison du jumelage sur la maison de KOTE afin d’avoir assez de puissance pour recharger les batteries. Achat et installation d’une batterie sèche, avec un équipement électrique pour brancher deux batteries en même temps + 1 prise de courant. Ce système a été proposé par nos soins.

Un comité de gestion a été mis en place avec la nomination d’un responsable technique pour assurer la maintenance de tous les points solaires, cette personne sera rémunérée. Il recevra une formation par l’entreprise KKI de OUAGADOUGOU, spécialisée dans les installations solaires, lors de la réalisation des travaux qui lui ont été confiés.
Un emploi a été également créé en nommant un responsable de ce poste : il percevra 100 FCFA (= 0.76€) sur les 400 FCFA (= 0.61€) demandés par batterie rechargée.
Une étude de faisabilité a été réalisée entre les ressources et les dépenses afin de dégager des bénéfices pour le renouvellement des batteries humides en batteries sèches : durée de vie plus importante.

Deux lampes solaires ont été achetées par AEGB pour la Maison du Jumelage, stockées dans des cantines avec le reste du matériel de cuisine. Elles permettent également de recharger les piles


05. REAMENAGEMENT D’UN FORAGE EXISTANT

Ce forage est situé dans la zone d’un marché qui accueille les villageois des 12 villages du département de Douroula.

Ce forage était implanté dans un bas-fond inondable lors de la saison des pluies ce qui entraîne les granulats et les excréments des animaux à l’intérieur de la plateforme. A l’extérieur il n’y a pas d’aménagement pour les animaux et aucun exutoire n’est aménagé ce qui laisse place à un marigot nauséabond.

Par conséquent, la présence proche des animaux polluait les abords du forage et risquait à coût terme de polluer l’eau du forage. Cette eau stagnante et polluée est le lieu propice à la reproduction d’insectes vecteurs de maladies transmissibles (fièvre jaunes, filariose, paludisme) de virus (hépatite A) et de bactéries (choléra, fièvre typhoïde, dysenterie).

Une proposition a été faite : rehausser le dallage existant par un nouveau dallage en béton afin qu’il ne soit plus inondé en saison d’hivernage, réaliser un puits perdu, refaire une porte d’accès et effectuer un remblais sur le périmètre pour y accéder en saison des pluies et interdire ainsi l’accès des animaux..

Ces travaux ont été réalisés entièrement avec la population qui terminera le remblai.


06. REALISATION D’UNE AIRE DE LAVAGE POUR LES FEMMES

Afin de compléter les aménagements du forage mais à une distance raisonnable pour éviter toute pollution de l’eau du forage et faciliter les conditions de travail des femmes il a été réalisé une aire en béton avec un exutoire et une table de travail en béton rapidement utilisée par les femmes.


07. GESTION DES DECHETS DOMESTIQUES ET ANIMALIERS

Constat
Les villageois sont envahis de plus en plus par des déchets non recyclables (plastiques, métal des récipients, piles) et par des déchets animaliers et végétaux.
Ces déchets touchent plusieurs points : l’environnement, la santé des êtres humains et la perte d’animaux.
Une enquête a été menée auprès des villageois en 2001 par nos élèves et leur professeur d’hygiène prévention et sécurité. Cette action a fait prendre conscience aux habitants de cette réalité et les a incités à respecter leur environnement, protéger leur santé ainsi que celle des animaux et laisser une terre propre aux nouvelles générations

Action
Après réflexion, les villageois nous ont demandé de mettre en place ce projet.
Dans un premier temps ce projet consiste à équiper de bidons les neuf quartiers adjacents au marché de Douroula, le centre culturel de Douroula et les lieux publics : écoles, dispensaire, maternité. Lieux de concentration importante de déchets.
Rencontrer les instituteurs pour sensibiliser les écoliers des écoles primaires avec fiches pédagogiques et les rendre acteurs sur le respect de leur environnement, former les adultes à la collecte, au stockage et à la destruction de certains déchets à l’extérieur du village. Impliquer les élèves dans le ramassage.
Faire appel aux compétences du forgeron dans la fabrication des poubelles avec des tonneaux coupés en deux qui seront équipés de poignées et de pieds. Ils seront attribués nominativement par un repère

A ce jour le projet a été entièrement réalisé selon les objectifs prévus
Un comité de gestion a été mis en place. Une évolution du projet sur les autres quartiers est à l’étude
Un lieu de décharge a été retenu : fosse pour brûler les déchets. Le ramassage des piles est organisé.
Le cadre environnemental du quartier et du marché a changé complètement de physionomie.
Ce projet expérimental devance une future action nationale qui se mettra en place dans certaines villes par rapport au fléau occasionné par les plastiques et les piles, article de presse dans le quotidien burkinabé SIDWAYA du 17 /11/03.

L’enquête menée par notre précédent groupe en 2001 sur le problème des déchets a montré le souhait unanime de la population de Douroula de réagir dans ce domaine et elle nous avait déjà orientés sur des actions possibles à mener conjointement.
A notre arrivée, une réunion du Conseil du village a permis d’ajuster les propositions échangées par courrier. Il est à noter que durant notre séjour, malgré les nombreux projets et les nombreuses réunions du Conseil du village, il y avait une volonté certaine d’inscrire cette action alors qu’elle n’avait pas de retombées directement économiques sur le village.
Un calendrier des actions a été mis en place et il fut tenu.

Les poubelles ou « barriques » :
Le Lions Club de Besançon Cité et Déchets services de Beaune 21 ont participés au financement de leur fabrication à partir de bidons de 200L auxquels il a été rajouté des pieds et des poignées.
40 barriques ont été fabriquées à Dédougou et les 10 autres par le forgeron du village qui avait déjà fort à faire avec le nouveau marché. Elles ont été attribuées à raison de 10 par quartier, les autres réparties dans les lieux publics (écoles, maternité, dispensaire, marché, centre culturel).
Leur identification déterminant leur lieu d’attache a été peint par quelques élèves.

L’action de sensibilisation dans les écoles primaires :
En accord avec les instituteurs de tous les niveaux, il été convenu de s’adresser aux enfants maîtrisant le mieux la langue française (qui est uniquement apprise en classe) soit les CE2, CM1 et les CM2.

Chaque action s’est déroulée de la façon suivante : après avoir défini ce qu’est un déchet, les élèves ont trié des déchets présentés d’après leur sens logique. Il leur a été expliqué le problème de chaque déchet, leur durée de vie et leur toxicité potentielle ainsi que les solutions possibles pour chacun dans leur village.
Puis, ils ont à nouveau trié et sélectionné ce qui devait aller dans la barrique (les déchets banals et organiques), ce qui devait être donné aux parents (les piles), ce qui pourrait servir à du compost ou aux animaux.

L’action de grand nettoyage des jours suivants dans le quartier du marché leur a été présentée.
Deux des sensibilisations ont été présentées par un professeur de notre groupe, la troisième par deux élèves qui ont suivi le projet depuis le début.

La grande opération de nettoyage du quartier du marché :
Quelques jours avant la dite opération de nettoyage, le conseil du village a déjà entrepris de faire défricher par les hommes les abords de l’aire de lavage visibles depuis le nouveau marché.

Puis le grand matin arriva. Les anciens regardaient ce qui allait se passer.
Les 300 enfants arrivèrent de l’école en défilé patriotique. Tout notre groupe était présent, les membres du Conseil du village, le groupement des femmes aussi.
Après un discours de Monsieur le Préfet, le représentant du préfet, un ancien, membre du Conseil du village, un enfant ainsi qu’un de nos élèves, dans un geste symbolique, ont déposé ensemble leur premier déchet dans la même barrique.

Il n’y avait plus de frontière de génération, ni de culture, ni de pays riche ou pauvre : le souci de propreté et d’avenir de l’environnement était en jeu.
Puis dans un mouvement mené par les instituteurs, la population présente s’est jointe aux enfants pour nettoyer. Les enfants montraient ce qu’il fallait faire aux adultes qui n’avaient pas eu de sensibilisation. Les barriques pleines, un cortège s’est formé pour se diriger loin à l’extérieur du village, au lieu même de la nouvelle décharge afin de l’inaugurer des contenus. Au retour, le constat fut spectaculaire. La place du nouveau marché avait beaucoup d’allure et ne ressemblait en rien à ce qu’elle fût auparavant.

Le bilan et le comité de salubrité publique :
Une réunion avec le Conseil du village s’est tenue avant notre départ.
Elle fut rapide et efficace, ce qui montra une fois de plus la détermination du village à intégrer la gestion des déchets dans son fonctionnement. Chacun s’est satisfait des actions menées avec succès.

L’organisation de la collecte des déchets est prévue dans les détails. Chaque quartier gère lui-même la collecte et le stockage des déchets : les barriques seront ramassées par chaque concession à tour de rôle avec un âne et une charrette, puis déversées dans un lieu qui est déjà déterminé pour chaque quartier. A terme, ils envisagent l’utilisation d’une charrette-benne fermée. Le comité de gestion du marché se chargera de ses déchets, le comité de gestion santé fera de même pour les barriques de la maternité, du dispensaire et de la pharmacie.
Les instituteurs sont chargés de l’éducation à l’utilisation des barriques par les enfants et le comité de parents d’élèves se chargera de collecter à tour de rôle les barriques. Le gérant du centre culturel se chargera de la propreté du lieu et du déversage des déchets avec ceux collectés sur le nouveau marché.

Une seule nuance peut être apportée à ce dispositif : il n’est pas prévu encore de collecte particulière pour les piles très polluantes et qui sont utilisées comme jouet par les enfants ou dans les champs pour repousser les vermines. Elles subiront le même sort que les autres déchets alors qu’il serait souhaitable d’envisager pour elles seules un lieu de stockage très protégé et rebouché systématiquement pour éviter leur récupération.

Nous avons prévenu que ce compte-rendu serait fait aux financeurs ainsi qu’à la ville de Besançon. Une prochaine visite de la délégation de Besançon évaluera l’efficacité de la mise en route de ces décisions. C’est la condition pour que la poursuite des demandes puisse être un jour satisfaite lors de nouveaux projets, c’est-à-dire la mise à disposition d’une barrique par concession ainsi que l’équipement de bennes fermées.
D’ores et déjà, les villages avoisinant Douroula ont le souhait de bénéficier des mêmes actions.

Devant ces engagements, on ne peut que saluer l’investissement des décideurs de Douroula. Cependant, il est peut-être utile de rappeler que notre propre expérience en matière d’apprentissage à la gestion des déchets fut longue. Ainsi, on pourra laisser à Douroula le temps de sa propre éducation avant de statuer trop vite sur la réussite ou l’échec de ce projet.


08. SANTE

Construction d’un isoloir pour le nouveau CSPS(Centre de Santé et de Promotion Sociale)

Avant notre arrivée et lors de notre séjour une demande précise a été effectuée pour la création d’un isoloir pour les maladies contagieuses et d’une salle d’attente avec accueil des familles accompagnant le malade du département et hors département. Nous avions prévu une ligne budgétaire pour une action en faveur de la santé. Nous avons donc confié cette étude à deux élèves en formation de Collaborateur Architecte.

En concertation avec l’équipe de santé de Douroula et les responsables du village, ils ont réalisé les plans avec un devis quantitatif et estimatif des travaux. Après avoir fait valider le projet nous avons contacté l’entreprise SANOU Maurice de Dédougou pour arrêter les modalités d’exécution : délais 2 mois à compter du 6 / 11/ 2003.
L’implantation des fondations et le terrassement ont été réalisés le 6/11/03 avec les élèves et l’entreprise.

Le coût et le mode de paiement ont été arrêtés. Financé par le Lions Club Cité et l’hôpital St REMY de Vesoul

Le suivi des travaux a été confié à monsieur le Préfet de Douroula.
Une délégation de la Ville de Besançon s’est rendue en décembre 2003 pour effectuer un suivi des travaux, une série de photos a été prises à différents stades des travaux, conformément au contrat signé entre les partenaires.
Les travaux sont terminés à ce jour.

Equipement du nouveau CSPS

Le responsable du CSPS avec les notables nous a fait part d’un manque d’équipement dans ce nouveau bâtiment car il n’a pas été associé à la conception. En effet, ce nouveau centre n’avait pas de table de travail pour ausculter les patients, de rayons pour le stockage des médicaments et la salle de visite n’était pas isolée de la salle d’attente.
Ces travaux ont été réalisés par nous : une table de travail a été carrelée, des rayons et une porte ont été posés.

Don de médicaments au CSPS

Les 200 kg de médicaments apportés ont été enregistrés par les infirmiers sur un carnet de bord et ils seront vendus pour faire face à d’autres besoins.

Don de lunettes de vue au CSPS

Ces lunettes données par la Mutualité Française du Doubs ont été nettoyées, contrôlées et classées suivant un indice de vue défini par rapport aux besoins locaux, par les élèves avant leur départ. Soit 500 paires traitées : 300 paires pour l’hôpital à OUAGA
200 paires de lunettes ont été enregistrées en fonction de leur indice oculaire, elles seront attribuées en fonction d’une ordonnance et vendues au prix de 500 FCFA (= 0.76 €) pour acheter des médicaments ou autres aides de santé.

Inventaire des besoins en matériel médical

Demandé par la Ville de NEUCHATEL (Suisse), cet inventaire pour la maternité, le dispensaire et l’isoloir a été effectué par les trois infirmiers.

Action SIDA

Cette action a été préparée par les infirmiers avec un matériel didacticiel en coordination avec les infirmiers locaux.
Une forte participation de la population a été remarquée.

Action secourisme

Les instituteurs ont été formés pour donner les premiers soins d’urgence et les quatre directeurs des écoles du département ont été dotés d’une trousse de pharmacie de première urgence.

Action santé

Les infirmiers ont assuré des consultations et observé les méthodes locales utilisées


09. SCOLAIRE

Dons financé par la Mairie de Thise, aux écoles primaires de :

  • KEREBE :
    • Achat de livres de lecture pour les classes du CP1 au CM2.
    • Don de cahiers, de BIC pour tous les élèves avec des cartables pour les plus méritants
  • BLADI :
    • Don de cahiers et de BIC pour tous les élèves avec des cartables pour les plus méritants.

Centre de Formation Professionnelle de NOUNA :

  • Don de livres techniques et de fiches pratiques sur la sécurité dans le bâtiment.

10. ETUDE D’UNE MAISON DE L’ARCHEOLOGIE ET ETHNOGRAPHIQUE

Monsieur Lassina KOTE Professeur en archéologie et en ethnologie à l’Université de OUAGADOUGOU a découvert un site archéologique datant de 7 siècles avant JC, situé sur Douroula.

Afin de valoriser et de continuer les recherches nous avons proposé notre aide à ce projet innovant qui permettra de protéger les recherches, de créer des emplois, de promouvoir l’artisanat local et de l’économie par un tourisme solidaire.

Un état des lieux et des besoins ont été effectués par nos deux élèves BTCA concernés par ce projet et sous la tutelle de Mr Lassina KOTE.
Ils ont réalisé plusieurs avants projets afin d’en retenir un seul.

Une projection a été réalisée par l’archéologue pour expliquer ses recherches.

Actuellement les plans définitifs sont en cours de réalisation avec un devis descriptif ainsi que l’évaluation du coût des travaux.

L’implantation est prévue vers le terrain de foot situé vers le groupe scolaire de Douroula.

Un devis a été demandé également à l’entreprise SANOU Maurice pour effectuer une étude financière comparative et déterminer les futures modalités d’exécution.

Evolution du projet

Pour l’exécution des travaux plusieurs scénarii se présentent :

    • réalisation complète par l’entreprise,
    • réalisation par un chantier jeune,
    • réalisation sous la présence d’un chef de chantier de l’entreprise citée et la participation des 11 maçons formés pendant la réalisation du marché.
  • Il reste à voir le montage financier de ce projet malgré la subvention que nous avons sollicitée et déjà accordée par le MAE et définir la protection du site.
  • Une réunion doit être envisagée avec la Ville de Besançon pour affiner ce projet et programmer les travaux pour un futur chantier de coopération.
  • Valoriser les fours à minerais avec la caste des forgerons
  • Effectuer un recensement des sites à visiter sur la région
  • Recréer l’artisanat pour apporter un complément financier
  • Envisager l’accueil des visiteurs avec la population
  • Impliquer des jeunes du village dans cette action
  • Se mettre en relation avec des agences de voyage
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