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Le constat et les projets 2005

ACTION D’AIDE AU DEVELOPPEMENT

AU BURKINA FASO en 2005/2006


CONSTAT ET PROJETS


PROJET ECOTOURISME SUR LA VALORISATION DU PATRIMOINE CULTUREL EXISTANT

Préambule

La culture est le propre de chaque communauté humaine. Elle est aussi dynamique que tous les systèmes vivants : en d’autres termes elle naît, elle vit et elle meurt mais elle peut renaître dans la mesure où les communautés vivant actuellement essaient de se l’approprier. Cette appropriation peut prendre plusieurs voies la socialisation de l’être humain, la valorisation de son patrimoine et l’amélioration des revenus.

  • Démarches :

Lors de nos séjours précédents nous avons rencontré Mr Lassina KOTE, archéologue à l’Université de Ouagadougou au Burkina Faso qui nous a fait part de sa découverte de plusieurs sites archéologiques. Ces travaux permettent de révéler l’architecture d’anciens villages ainsi que des instruments agraires, vêtements, mobiliers et des fours à réduction de fer datant de 7 siècles AV JC.

Ces recherches historiques importantes pour cette partie d’Afrique occidentale, nécessitent des moyens financiers pour leur protection et leur mise en valeur. Actuellement, l’Etat a d’autres priorités que d’aider ce type de projet. Après avoir constaté et évalué l’intérêt de ce site et ce qu’il pourrait engendrer comme développement local, nous avons décidé, sous la tutelle de l’archéologue, d’apporter notre aide pour le protéger et le valoriser.
Nous envisageons également d’entamer une réflexion sur un développement économique qui pourrait redynamiser l’artisanat, faire connaître les us et coutumes locaux, ceci dans la perspective d’un développement de tourisme solidaire sur cette région.

En 2003, nous avons confié l’étude du projet à deux élèves de la classe de Collaborateur d’Architecte du lycée. Avec le soutien de l’archéologue, un dossier de construction d’une maison musée qui abriterait l’archéologie, l’ethnologie et un lieu de travail pour des étudiants chercheurs a été élaboré.

Archéologie

  • Le lieu
    Sur le département de Douroula Région du Mouhoun

Depuis 1977, M Lassina KOTE, archéologue à l’Université de Ouagadougou et enfant du village de Douroula a entrepris des recherches scientifiques systématiques et a découvert des vestiges archéologiques ce qui lui a permis de recenser sur un espace de 30 km par 20 km, environ plus de 17 sites datant pour certains de 7 siècle avant JC.

Le site comprend une série de buttes anthropiques associées à des traces d’activités technologiques (mines et fourneaux à réduction du fer).

Les modalités d’occupation des espaces ont permis de découvrir le système architectural, la structuration de la maisonnée, le mode de vie des populations à travers des restes alimentaires et l’équipement technique des populations pré et protohistoriques. Ces éléments sont autant de connaissances qui pourraient être mises à la portée d’un large public, autre que scientifique, dans cette partie de l’Afrique occidentale plus ou moins connue.

Archéologie, Ethnologie, Histoire, Architecture, Artisanat, Nature

Plusieurs volets d’exploitation sont possibles et réalisables dans le temps

Ce volet concerne tous les phénomènes culturels encore en vigueur dont les témoins vivants sont encore de ce monde car la parole est prédominante mais elle risque de disparaître avec le départ des anciens.

  • Etat des lieux

Mr Lassina KOTE, dans sa proposition, mettait en évidence des propositions concrètes et plausibles qui rejoignent entièrement nos idées. C’est dans ce sens que nous devons travailler pour que le projet devienne crédible en sachant que tout cela se fera sur du plus ou moins long terme.

A ce jour, les plans et devis du musée sont terminés. Des élèves très motivés ont effectué ce travail en dehors de leurs cours. Un devis estimatif a été établi.

Pour nous, il est clair que nous ne devons pas nous limiter uniquement à la construction de la maison musée, mais que nous devons élargir notre réflexion en mettant en évidence la valorisation du patrimoine socioculturel existant de cette région afin d’apporter des retombées économiques sur le département.

  • Activités encore en vigueur :
    • Cérémonies des masques sacrés et de cérémonies, dans les villages : Tora, Kankono ….
    • Croyances religieuses
      • Lieux de culte des religions traditionnelles, les bosquets sacrés
      • Les us et coutumes à travers les religions
      • L’architecture coloniale, soudanaise et l’habitat traditionnel par rapport aux différentes ethnies, concession
      • L’architecture soudanaise et soudanaise moresque des mosquées
      • L’organisation sociopolitique des villages : Peul, Mossi et Marka, Bwaba….
      • Les conteurs et les groupes folkloriques.

Proposition

Activités à redynamiser :

  • L’artisanat :
    • La poterie en lien avec Tchériba
    • Le tissage, la teinture et la couture
    • L’artisanat profane sur bois
    • L’art mobilier
  • L’histoire locale
    • Historique sur le passé et structures existantes
  • Animations culturelles
    • Recréer une troupe théâtrale ; valoriser les troupes folkloriques et les contes
    • Fêtes des masques
  • Découverte socio culturelle :
    • Inventorier tous les us et coutumes
    • Présenter la structure de la société ancienne et moderne africaine
  • Valorisation du patrimoine bâti
    • Démontrer la plus-value de l’habitat ancien pour accueillir des touristes.

Activités à créer :

  • L’architecture :
    • Encourager la population à sauvegarder son patrimoine pour apporter de la plus-value
    • Organiser des visites commentées sur les villages occupés par les Mossi, Peul sédentarisés et les Marka afin de présenter l’architecture et leur mode de vie.
    • Découvrir l‘architecture soudanaise des mosquées dont une mosquée sacrée, mausolée et des maisons à étage d’anciens commerçants ou chef de village
    • Visite d’une carrière d’extraction de briques de latérite pour la construction
    • Explication sur le procédé de construction en banco….
  • La nature :
    • Organiser des visites dans la forêt primitive : essences avec ses plantes médicinales
    • Organiser des descentes en pirogue sur le Mouhoun (Volta Noire), pêche
    • Organiser la découverte de l’agriculture : différents modes de culture et exploitation des récoltes

Objectifs

Généraux

  • Développer l’aspect socioculturel, touristique, la formation et l’économie d’une région
  • Valoriser et continuer les recherches : nous avons proposé notre aide à ce projet innovant pour cette contrée qui permettra de protéger les recherches et de les promouvoir, de redynamiser l’artisanat local, le patrimoine bâti afin de développer le tourisme solidaire en générant de l’économie et voire même la création d’emplois à temps partiel.

Globaux

  • Valoriser une région
  • Sauvegarder le patrimoine
  • Motiver la population à respecter et à maintenir leur patrimoine
  • Exploiter le patrimoine en accueillant des touristes
  • Créer des emplois
  • Maintenir les jeunes au village
  • Apporter des revenus complémentaires
  • Favoriser la cohésion sociale
  • Rendre les villageois acteurs de leur avenir
  • Tendre à rendre la population autonome dans le développement

Développement du projet archéologie

Méthode globale

  • Encourager la population à sauvegarder son patrimoine existant pour le valoriser et apporter de la plus-value
  • Sensibiliser les jeunes à la richesse de leur patrimoine
  • Faire découvrir le patrimoine
  • Effectuer de recherches sur l’histoire locale
  • Recenser les activités artisanales sur le département et sur la région pour proposer plus d’activités
  • Sensibiliser les jeunes dans des activités artisanales nouvelles ou complémentaires
  • Promouvoir le tourisme solidaire sur cette région en proposant un accueil et des activités culturelles
  • Se mettre en relation avec des agences de voyage, associations ou tours opérateurs, hôtels pour faire connaître le projet.
  • Solliciter les compétences des universités et IUT

Action de l’Université de Franche Comté :

Mr Jean Jacques Girardot, directeur du centre MTI nous a confirmé que le projet l’intéressait et que l’Université de Franche Comté coopérera notamment sur l’écotourisme en s’appuyant sur le projet archéologique.

En raison de ses compétences en développement territorial dans des régions défavorisées concrétisées par la participation au développement d’observatoires territoriaux dans les régions européennes les moins favorisées (et en Chine), le centre MTI “Méthodologie et Technologies de l’Information appliquées aux Sciences de l ’Homme et de la Société”, membre de l’Unité de Recherche CNRS TheMA “Théoriser et Modéliser pour Aménager“, a souhaité s’engager dans le projet de l’association Afriq’Energies.

En 2004 : il a participé au financement de la participation d’une archéologue, Élise FOVET, à une mission à Douroula au Burkina Faso, dans la mesure où la problématique archéologique semblait primordiale dans le projet de développement du territoire.

En 2005 : L’équipe MTI@SHS propose d’envoyer l’année prochaine un économiste spécialiste du développement territorial pour approfondir les aspects touristiques et écologiques. Il a commencé à travailler avec Élise FOVET pour approfondir son rapport.

L’UFC envisage dès à présent d’inviter Lassina KOTE pour valoriser ses recherches, approfondir cette première approche archéologique.
Sensibiliser les participants à l’initiation au mobilier céramique et à visiter un site archéologique en France

L’équipe MTI@SHS étudiera également la faisabilité du site internet.

Les systèmes d’intelligence territoriale visent actuellement intégrer des outils de diversités d’évaluation et d’observation du développement territorial durable et à diffuser en ligne ces outils en direction des acteurs :

  • diagnostics territoriaux
  • prospective, simulation et aide à la décision ;
  • élaboration de projet ;
  • animation et gestion d’actions locales ;
  • observation territorialités

Archéologie / Ethnologie

  • Valoriser les recherches
  • Construire la maison culturelle qui accueillerait :
    • Une salle d’exposition pour l’archéologie
    • Une salle d’exposition pour l’ethnologie
    • Une salle de stockage pour effectuer les travaux de recherches
  • Aménager ce bâtiment,
  • Reconstruire un four à réduction de fer avec l’aide de l’archéologue local et celle des chercheurs de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).
  • Protéger les fouilles : cases et fours, pour le moment il y a quelques solutions économiques.
    • les fours : on pourrait envisager une protection au sol par une plaque métallique ou plastique.
    • le site des cases : mettre un grillage sur le périmètre.
  • Assembler des poteries sous la tutelle de l’archéologue burkinabé

Histoire

  • Procéder sur le département et la région à un inventaire complet du patrimoine culturel existant :
    • site touristique, villages, les règles d’usages.
  • Rédiger un mini-guide d’informations pour les visiteurs (règles d’usages, conseils pratiques,
    • sites, plan topographique du département avec ses villages et photos.
  • Etablir des fiches pédagogiques plastifiées pour la visite de la maison / musée.
  • Créer un recueil sur les traditions sur l’histoire les croyances, l’organisation sociologique d’un village et les techniques artisanales

Ethnologie : Université de Ouagadougou

  • Récupérer des objets qui relateront les activités artisanales, culturelles et domestiques et l’art sacré
  • Effectuer des recherches sur l’histoire du Département de Douroula, les us et coutumes ….

Architecture

  • Effectuer un inventaire des différents modes de construction réalisés par les différentes ethnies ainsi que l’architecture soudanaise : des mosquées (mosquées sacrées) mausolées et maisons à étage d’anciens commerçants ou chefs de village.

Artisanat

  • Lister les activités artisanales sur la Région du Mouhoun
  • Redynamiser l’artisanat local en formant quelques jeunes et en exploitant les compétences du forgeron et des potières, tisserands
  • Prendre contact avec des artistes ou associations pour assurer la formation.
  • Envisager les débouchés éventuels de vente avec des structures existantes

Accueil

  • former des jeunes aux techniques de guide
  • Former des villageois à ces nouvelles activités : accueil, visites, animation, gestion

Tourisme

  • Rédiger un dépliant pour informer les visiteurs et touristes dans les hôtels
  • Engager une réflexion sur un tourisme solidaire sur la région en utilisant la maison du jumelage
  • Prendre contact avec les agences de voyages et tours opérateurs ; à déterminer
  • Réfléchir à un circuit touristique depuis OUAGA en prenant en compte les points culturels ou artisanaux situés sur le parcours
  • Rédiger un fascicule en français détaillé sur toutes les recherches engagées
  • Aménager la maison du jumelage et la maison en annexe pour accueillir des touristes.
  • Créer des animations culturelles : groupes folkloriques, théâtre, contes.

Les acteurs

France :

  • Le lycée BTP Pierre Adrien Paris (ex Graviers Blancs ) de Besançon
  • L’association Afriq’Energies Graviers Blancs
  • Le lycée Charles Nodier de Dôle Section tourisme
  • L’IFSI de Vesoul
  • L’Université de Franche Comté : Le centre MTI « Méthodologie de l’information appliquée aux sciences de l’Homme et de la Société »
  • La ville de Besançon

BURKINA FASO :

  • Ambassade de France
  • L’Université de OUAGADOUGOU
  • La Préfecture de Douroula
  • Le Comité Local de Jumelage de Douroula
  • L’Association du Développement du Département de Douroula
  • L’Association de la jeunesse de Douroula
  • La population

Dossier de construction d’une maison d’archéologie et d’ethnologie

En 2003 : Un état des lieux et des besoins a été effectué par deux élèves en classe terminale de BTCA du lycée et sous la tutelle de Mr Lassina KOTE archéologue.

Ils ont réalisé plusieurs avant projets afin d’en retenir un seul : plans, façades, descriptif et estimatif.

Un devis a été demandé également à l’entreprise SANOU Maurice de Dédougou afin d’effectuer une étude financière comparative et déterminer les futures modalités d’exécution.

Actuellement, l’implantation est prévue vers la préfecture de Douroula.

  • Réalisation de la maison musée en octobre 2005 :

En fonction de la méthode retenue pour réaliser ce projet le coût peut varier énormément.
Nous avons réfléchi à plusieurs scénarii allant du plus cher au moins cher :

Plusieurs solutions ont été abordées

  • Réalisé entièrement par une entreprise.
  • Réalisé partiellement par une entreprise mais en utilisant les jeunes de Douroula.
  • Réalisé partiellement par une entreprise avec le concours des mêmes villageois qui ont participé à la construction du marché de Douroula,, cela permettrait de parfaire leur formation pour entreprendre d’autres projets.
  • Réaliser ce projet sous forme de chantier avec des jeunes français et la population. Il sera fait appel à un maçon confirmé de l’Entreprise Sanou et à son matériel. Il est très coopératif et consciencieux.

Le projet serait implanté par l’entreprise afin que les terrassements soient réalisés par la population.

La dernière solution correspond entièrement aux critères que l’on se fixe dans nos actions de coopération car nous maîtrisons la technique, l’achat des matériaux, le coût de main d’œuvre. L’apprentissage aux techniques de construction des autochtones et l’échange interculturel humain fait partie de nos objectifs prioritaires.

Les travaux de menuiserie pour les aménagements intérieurs pourraient être réalisés par deux personnes de Douroula ayant les compétences.

Réflexion sur la réalisation d’un four à réduction de fer avec les Bwaba
Cette action sera réalisée par la création de deux clubs JRD qui seront implantés : un dans le Lycée Pierre Adrien PARIS de Besançon et l’autre au lycée de Dédougou.

Les objectifs de chacun seront de rechercher des informations sur cette technique, d’échanger avec les archéologues des deux pays et entre eux

Réaliser ce projet conjointement sur le terrain, sous la tutelle des archéologues burkinabé et français, en reconstruisant le four selon les procédés ancestraux et en réutilisant les tuyères retrouvées sur le site.
Ce four permettrait d’expliquer le fonctionnement, il se situerait à côté du musée.


SANTE
FORMATION DES FEMMES CONCERNANT L’HYGIENE ET LA SANTE DES BEBES

Constat

La santé en milieu rural au Burkina Faso est des plus précaires.

Les centres de soins primaires présents ont du mal à faire face aux besoins en raison de leurs faibles moyens et des difficultés financières des habitants qui consultent souvent tardivement.

Malgré les lents progrès en matière d’équipements (maternité, ambulance, forages d’eau potable), il en résulte une mortalité infantile qui est de 120 pour 1000, ce qui est préoccupant.

Notre présence en novembre 2003 et l’action particulière menée auprès des femmes dans le suivi de la boulangerie qu’elles gèrent ont su créer un climat de confiance et de partenariat solide. A cette occasion, elles ont regretté leur isolement rural et leur manque de scolarisation qui les empêche d’évoluer et d’améliorer leurs conditions de vie et de participer aux décisions concernant le développement.

Besoins

Les femmes ont émis le souhait d’être formées dans les domaines suivants :
Les besoins alimentaires et les moyens concrets d’améliorer l’alimentation des petits enfants.
L’hygiène : acquérir les techniques de bases sur l’hygiène afin de combattre les conséquences d’un manque d’hygiène environnant

  • Les principales maladies des petits enfants :
  • comment les identifier, les soigner simplement ?
  • les moyens de les prévenir et d’assurer le suivi
  • quand faire appel à l’infirmier ?

Objectifs principaux

  • Améliorer la santé de la population.
  • Diminuer la mortalité infantile.
  • Confirmer la capacité des femmes à se prendre en charge.
  • Rendre indispensable la scolarisation des filles.

Méthode et Moyens

Pour cette action, grâce au partenariat établi depuis 5 ans avec l’IFSI (Institut Formation Soins Infirmiers) de Vesoul, affilié à la croix rouge, nous sommes en lien avec Bernadette Multrier, une infirmière ayant effectué ce type de formations auprès de groupements de femmes en Mauritanie.

Des rencontres préalables nous permettent de compléter nos connaissances concernant le quotidien de ces femmes sur les méthodes de travail à respecter et à appliquer…

  • Les deux infirmiers en 3ème année recevront une formation adaptée par Mme B. Multier
  • Les infirmiers prendront contact avec l’infirmier de Douroula pour affiner les actions
  • Présentation du projet au groupement des femmes en 2004 afin d’en valider le contenu

Démarches

Pour les femmes burkinabé

  • proposer des rencontres avec des petits groupes de femmes par thèmes et demi-journées
  • utiliser des moyens visuels simples (affiches, fiches et documents)
  • utiliser des livres d’édition africaine pour la formation à l’éducation familiale
  • appuyer la formation par la présence et l’intervention de l’infirmier
  • constituer une documentation à partir de ces documents qui sera mise à disposition permanente par le groupement de femmes.
  • former une ou deux femmes capables de reconduire ce type d’action auprès des plus jeunes.
  • enclencher des cours d’alphabétisation.

Pour les acteurs français : infirmiers et professeur de Vie Sociale Professionnelle

  • Prendre contact avec les structures existantes en France et au Burkina Faso
  • Découvrir les conditions de vie d’une famille de Douroula
  • appréhender les principes de base de l’hygiène
  • S’informer sur le contenu de la formation des femmes qui sera assurée par le professeur de Vie Sociale et Professionnelle
  • Produire, multiplier et protéger les documents nécessaires.

Au Burkina Faso, quelques élèves suivront le déroulement des formations.

Financement

  • Achat de livres burkinabé d’éducation familiale
  • Production de documents pédagogiques visuels : reprographie, protection plastifiée
  • Achats de matériels pour effectuer des soins de premières urgences
  • Cours d’alphabétisation

Don de médicaments

  • En lien avec les infirmiers burkinabé et en fonction de leurs besoins spécifiques des médicaments seront inventoriés et remis au responsable du dispensaire sous la responsabilité des infirmiers français.
  • La vente à prix modique permettra d’aider certaines familles en difficulté
  • Les infirmiers assureront des permanences au dispensaire afin de parfaire leurs connaissances sur les maladies tropicales et participeront à une action de prévention sur le SIDA.
  • les infirmiers assureront également la sensibilisation sur les règles d’hygiène à respecter et le suivi médical du groupe français
  • Ce séjour fera l’objet d’une évaluation pour leur diplôme d’infirmier

ECOLE

Continuer à apporter notre aide dans l’achat de livres scolaires burkinabé pour l’école de Kérébé située sur le département de Douroula ; livres de mathématiques et de français.

  • Echanger avec les instituteurs pour les projets ; santé, environnement et archéologique
  • Effectuer un diaporama sur notre culture.

ECHANGE AVEC LES JEUNES

  • Effectuer des rencontres sportives avec les jeunes du village.
  • Effectuer des soirées théâtrales sur des thématiques précises à but de sensibilisation
  • Effectuer des soirées à thèmes sur les us et coutumes de chacun.
  • Inviter la population à des soirées culturelles : groupes de théâtre et folklorique.

MARCHE

Ce projet comprenait un module central qui a été réalisé en 2003 et neuf autres modules à prévoir

Ce projet reste d’actualité mais il ne sera poursuivi qu’en fonction du respect du cahier des charges qui avait été déterminé lors de la présentation du projet global à savoir :

  • réalisation du premier module avec participation physique et plan de formation,
  • pour les autres modules : engagement financier et physique de la population, achever la formation des 11 personnes qui ont été formées en 2003 et évaluer leurs compétences pour qu’ils deviennent autonomes et assurent l’achèvement du projet.

JARDINS FAMILIAUX A CULTURES SEQUENTIELLES SUR COMPOST

Objectif final visé

Valoriser l’exploitation économique durable du compost dans les jardins familiaux du village de Douroula de 3500 habitants, par la mise en place de jardins séquentiels gérés par les femmes.

Activités accomplies par le groupe pour atteindre l’objectif

Constat

Lors du précédent séjour en 2003, et à l’occasion du déroulement du projet sur la gestion des déchets avec les écoles et le groupement des femmes, nous avons fait 3 constats :

  • Les femmes gèrent le jardin familial de façon anarchique, sans réelle rentabilité et sont demandeuses d’informations sur l’emploi de compost pour augmenter la production des légumes et apporter une amélioration sur le plan alimentaire par d’autres légumes et augmenter leurs revenus par la vente sur le marché.
  • Les femmes sont particulièrement intéressées par ce procédé de décomposition les déchets organiques des animaux et végétaux. Leur valorisation en compost pour la culture et l’économie ainsi réalisée sur les intrants (engrais) a retenu leur attention.
  • Les instituteurs ont été particulièrement intéressés par le lien fait entre les déchets organiques des animaux et humains et leur valorisation dans le principe du compost. Ils souhaitent initier les enfants à ces techniques.

Actions préparatoires

Le groupe français effectuera des recherches sur le compost et les jardins séquentiels en lien

  • avec la Ville de Besançon service déchets : les fiches techniques.
  • avec le Centre Ecologique Albert Schweitzer (CEAS) implanté à Ouaga, il est spécialisé dans le développement durable (agriculture, matériel.) et interviendra dans la formation des femmes et en appui logistique.

Actions sur le terrain par les acteurs cité ci-dessus

Les instituteurs seront sensibilisés pour initier les enfants aux techniques du jardinage
Ils sensibiliseront les enfants des écoles de Douroula sur les techniques de valorisation des déchets organiques ainsi que sur les jardins séquentiels.

Les femmes recevront une formation par le CEAS
Il sensibilisera le groupement de femmes sur la valorisation des différents déchets organiques, sur la gestion raisonnée des jardins et les conséquences sanitaires et économiques de cette démarche.

  • Il formera les femmes à la technique des jardins séquentiels avec l’aide d’un pépiniériste horticole local
  • Il réalisera à l’école avec quelques enfants 6 bacs à compost.
  • Il réalisera avec quelques hommes 6 bacs à compost dans un jardin familial expérimental.
  • Il initiera le remplissage du 1er Bac à compost.
  • Il proposera un mode opératoire et un échéancier pour la gestion et l’exploitation des bacs.

Envisager la construction de latrines sèches vers les lieux publics, suivant un plan type défini ayant déjà fait ses preuves en Afrique, pour récupérer les excréments humains.

Construction de puits avec aménagements par les élèves et la population

Différence, Changement, Transformation, apportés par l’action

  • Les déchets organiques des animaux et humains seront collectés régulièrement dans le but d’alimenter les bacs à compost ce qui permettra d’assainir certains espaces du village où sont parqués les animaux
  • En conséquences, les déjections animales ne devraient plus être laissées sur les chemins, aux abords et dans les concessions.
  • L’environnement sera directement rendu plus propre et le cadre de vie amélioré :
    • en éliminant les odeurs nauséabondes dans le village
    • en évitant de contaminer les mains des enfants qui jouent par terre
    • en protégeant le sol donc l’eau des pollutions liées à ces déchets

Si la population considère rapidement positive toutes ces améliorations, elle développera ce type d’actions à travers le Comité de Salubrité Publique.

Impact du projet dans le temps

Pour la population burkinabé :

  • Cette action améliorera directement et progressivement l’environnement des concessions et des lieux publics
  • Elle aura un effet bénéfique sur le plan sanitaire (hygiène, qualité de l’eau)
  • Les instituteurs incluront cette action au programme scolaire des classes de CM1 et CM2
  • Dans un délai de 2 ans, si le projet est bien mené par les femmes, elles devraient améliorer le rendement de leur jardin
    • Vendre des légumes les jours de marché.
    • Fournir des préparations culinaires à base de légumes pour réaliser des « fougasses » douroulaises dans la boulangerie tenue par les femmes.
    • Améliorer leur revenu par la vente sur le marché

Apport du projet

Pour le groupe français :

  • Cette action les amènera à compléter leur information sur la gestion des déchets organiques en France
  • Ils se positionneront par rapport à leur propre implication dans l’élimination des déchets de leur famille, l’utilisation des déchetteries.
  • En fonction de leur contexte familial, ils pourront initier et exploiter correctement un bac à compost chez eux
  • L’organisation de ce projet leur fera prendre conscience de la nécessité de la prise en charge individuelle et collective d’un problème d’environnement et des contraintes en fonction d’une collectivité (négociations, planification, suivi, contrôle, évaluation, réajustement)
  • L’expérience de cette prise en charge d’enfants et d’adultes lors des actions les préparera à mener d’autres projets professionnels ou personnels en France, à mener une équipe.

Pour la population burkinabé :

  • Cette action poursuivra et appuiera l’action initiée par le Comité de Salubrité Publique depuis 2003, le rendre crédible et nécessaire aux yeux de la population et des responsables du village et servir d’exemple aux autres villages.
  • Les villages environnants découvriront une amélioration nette de la propreté de Douroula, et seront encouragés à développer les mesures préconisées dernièrement par le ministère de l’environnement. (Article presse au Burkina « Sidwaya » nov. 2003 )
  • Ils prendront conscience que le développement durable peut passer par des solutions simples à mettre en œuvre, écologiques et peu onéreuses.
  • Ils prendront conscience de la nécessité de scolarisation régulière des enfants et en particulier des filles pour l’apprentissage de connaissances et de techniques qui les rendront autonomes et capables de prendre des initiatives locales à l’âge adulte.
  • Cette action permettra- d’augmenter les revenus des femmes, leur autonomie financière pour :
    • diversifier et améliorer la qualité des apports alimentaires dont ils ont grand besoin
    • de payer l’inscription et les fournitures des enfants se rendant à l’école laïque.
  • Ils conforteront l’idée fondamentale que la solidarité dans le développement passe par l’investissement mutuel des français et des burkinabé.
  • Ils participeront à la maîtrise du développement durable dans tous ces aspects et au respect de l’environnement.

Perspectives

Généraliser ce procédé dans les autres villages et envisager l’exploitation à une plus grande échelle


A LA DECOUVERTE DU MILIEU, DES HOMMES ET DES US ET COUTUMES

Avant de partir au Burkina Faso, les élèves auront à effectuer des recherches concernant les faits historiques et les principales données géographiques du pays, en effet, il paraissait important de s’approprier quelques connaissances de base pour tisser un premier lien avec les autochtones.

Par groupe au CDI, les élèves recenseront des informations en histoire, qui permettront de réaliser une frise chronologique, et en géographie pour réaliser des tableaux dans les domaines de la population, l’agriculture et l’économie.

Ils prépareront un carnet de voyage.
Ils effectueront des recherches sur place en fonction de thèmes précis.
Ces informations transversales mettront en évidence les problèmes liés au développement.

Cet échange nous permettra de nous interroger sur le développement et les échanges Nord-Sud, et par-là même sur la mondialisation sans toujours pouvoir y apporter des réponses concrètes.

Aussi, prendrons nous garde à ne pas les déstabiliser en créant des besoins qu’ils n’ont pas mais resterons à l’écoute de leurs demandes afin de continuer à améliorer leurs conditions de vie dans des projets durables qu’ils sauront exploiter.

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