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Le chantier et les missions 2005

ACTION D’AIDE AU DEVELOPPEMENT

AU BURKINA FASO en 2005/2006


PROJETS REALISES


01. REFLEXION SUR LA MAISON MUSEE DEPARTEMENTALE DE DOUROULA

Préambule

La culture est le propre de chaque communauté humaine. Elle est aussi dynamique que tous les systèmes vivants : en d’autres termes elle naît, elle vit et elle meurt mais elle peut renaître dans la mesure où les communautés vivant actuellement essaient de se l’approprier. Cette appropriation peut prendre plusieurs voies la socialisation de l’être humain, la valorisation de son patrimoine et l’amélioration des revenus.

Démarches  :

Lors de nos séjours précédents nous avons rencontré Mr Lassina KOTE, archéologue à l’Université de Ouagadougou au Burkina Faso qui nous a fait part de sa découverte de plusieurs sites archéologiques. Ces travaux permettent de révéler l’architecture d’anciens villages ainsi que des instruments agraires, vêtements, mobiliers et des fours à réduction de fer datant de 7 siècles AV JC.

Ces recherches historiques importantes pour cette partie d’Afrique occidentale, nécessitent des moyens financiers pour leur protection et leur mise en valeur. Actuellement, l’Etat a d’autres priorités que d’aider ce type de projet. Après avoir constaté et évalué l’intérêt de ce site et ce qu’il pourrait engendrer comme développement local, nous avons décidé, sous la tutelle de l’archéologue, d’apporter notre aide pour le protéger et le valoriser.

Nous envisageons également d’entamer une réflexion sur un développement économique qui pourrait redynamiser l’artisanat, faire connaître les us et coutumes locaux, ceci dans la perspective d’un développement de tourisme solidaire sur cette région.

Présentation du site Archéologique

LE LIEU
Sur le département de Douroula Région du Mouhoun

Depuis 1977, M Lassina KOTE, archéologue à l’Université de Ouagadougou et enfant du village de Douroula a entrepris des recherches scientifiques systématiques et a découvert des vestiges archéologiques ce qui lui a permis de recenser sur un espace de 30 km par 20 km, environ plus de 17 sites datant pour certains de 7 siècle avant JC.

Le site comprend une série de buttes anthropiques associées à des traces d’activités technologiques (mines et fourneaux à réduction du fer).

Les modalités d’occupation des espaces ont permis de découvrir le système architectural, la structuration de la maisonnée, le mode de vie des populations à travers des restes alimentaires et l’équipement technique des populations pré et protohistoriques. Ces éléments sont autant de connaissances qui pourraient être mises à la portée d’un large public, autre que scientifique, dans cette partie de l’Afrique occidentale plus ou moins connue.

Plusieurs volets d’exploitation sont possibles et réalisables dans le temps
-* ARCHEOLOGIE, ETHNOLOGIE, HISTOIRE, SOCIOCULTURELLE, ARCHITECTURE
ARTISANAT, NATURE, FORMATION, ECONOMIE….

Ce volet concerne tous les phénomènes culturels encore en vigueur dont les témoins vivants sont encore de ce monde car la parole est prédominante mais elle risque de disparaître avec le départ des anciens.

  • ETAT DES LIEUX :

Mr Lassina KOTE, dans sa proposition écrite et orale, mettait en évidence des propositions concrètes et plausibles qui rejoignent entièrement nos objectifs d’aide au développent. C’est dans ce sens que nous avons travaillé pour que le projet devienne crédible en sachant que tout cela se fera sur du plus ou moins long terme.

Pour nous, il est clair que nous ne devons pas nous limiter uniquement à la construction de la maison musée, mais que nous devons élargir notre réflexion en mettant en évidence la valorisation du patrimoine socioculturel existant de cette région afin d’apporter des retombées économiques sur le département et rechercher des partenaires ayant les compétences requises.

Propositions  :

Activités à redynamiser :

  • L’artisanat :
  • La poterie en lien avec Tchériba
    • Le tissage, la teinture et la couture
    • L’artisanat profane sur bois
    • L’art mobilier
  • L’histoire locale :
    • Historique sur le passé et structures existantes
  • Animations culturelles :
    • Redynamiser une troupe théâtrale ; valoriser les troupes folkloriques et les conteurs
    • Valoriser les fêtes des masques
  • Découverte socioculturelle :
    • Inventorier tous les us et coutumes
    • Présenter la structure de la société ancienne et moderne africaine
  • Valorisation du patrimoine bâti :
    • Démontrer la plus-value de l’habitat ancien varié par rapport aux ethnies présentes pour
    • Accueillir des touristes

Les objectifs

GENERAUX

  • Développer l’aspect socioculturel, touristique, la formation et l’économie d’une région
    • Valoriser une région
    • Sauvegarder le patrimoine
    • Motiver la population à respecter et à maintenir leur patrimoine
    • Exploiter le patrimoine en accueillant des touristes
    • Créer des emplois
    • Maintenir les jeunes au village
    • Apporter des revenus complémentaires
  • Favoriser la cohésion sociale
  • Rendre les villageois acteurs de leur avenir
  • Tendre à rendre la population autonome dans le développement
  • Encourager la population à sauvegarder son patrimoine existant pour le valoriser et apporter de la plus-value
    • Sensibiliser les jeunes à la richesse de leur patrimoine
  • Faire découvrir le patrimoine
    • Effectuer de recherches sur l’histoire locale
    • Recenser les activités artisanales sur le département et sur la région pour proposer plus d’activités
    • Sensibiliser les jeunes dans des activités artisanales nouvelles ou complémentaires
    • Promouvoir le tourisme solidaire sur cette région en proposant un accueil et des activités culturelles
  • Se mettre en relation avec des agences de voyage, associations ou tours opérateurs, hôtels pour faire connaître le projet.
  • Solliciter les compétences des universités et IUT

Activités susceptibles d’être créées

  • L’architecture :
    • Encourager la population à sauvegarder son patrimoine pour apporter de la plus-value
    • Organiser des visites commentées sur les villages occupés par les Marka, Mossi, Peul sédentarisés afin de présenter l’architecture et leur mode de vie.
    • Découvrir l‘architecture soudanaise des mosquées dont une mosquée sacrée, mausolée et des maisons à étage d’anciens commerçants ou chef de village
    • Visite d’une carrière d’extraction de briques de latérite pour la construction
    • Explication sur le procédé de construction en banco avec ses avantages et ses inconvénients …..
  • La nature :
    • Organiser des visites dans la forêt primitive : essences avec ses plantes médicinales
    • Organiser des descentes en pirogue sur le Mouhoun (Volta Noire), pêche
    • Organiser la découverte de l’agriculture : différents modes de culture et exploitation des récoltes
  • L’artisanat :
    • La formation des acteurs

Partenariat de l’université de Franche Comté

Jean-Jacques GIRARDOT Directeur du centre MTI (Méthodologie de l’information appliquée aux sciences de l’Homme et de la société ) à l’Université de Franche-Comté – MSH Ledoux – CAENTI nous a confirmé que le projet l’intéressait et que l’Université de Franche Comté coopérera notamment sur l’écotourisme en s’appuyant sur le projet archéologique.

Extrait du rapport de Jean Jacques GIRARDOT :
« En raison de ses compétences en développement territorial dans des régions défavorisées concrétisées par la participation au développement d’observatoires territoriaux dans les régions européennes les moins favorisées (et en Chine), le centre MTI “Méthodologie et Technologies de l’Information appliquées aux Sciences de l ’Homme et de la Société”, membre de l’Unité de Recherche CNRS THEMA “Théoriser et Modéliser pour Aménager“, a souhaité s’engager dans le projet de l’association Afriq’Energies.
Evaluation et d’observation du développement territorial durable et à diffuser en ligne ces outils en direction des acteurs :

  • diagnostics territoriaux ;
  • prospective, simulation et aide à la décision ;
  • élaboration de projet ;
  • animation et gestion d’actions locales ;
  • observation territorialités
    Cette évaluation répond à l’engagement pris avec Marcel HOEUILLARD d’étudier les possibilités d’évolution de l’action de coopération décentralisée engagée depuis 1987 par l’association AFRIQ’ÉNERGIES sur la base d’une coopération engagée depuis 1987 dans le cadre du jumelage entre la ville de BESANÇON et le département de DOUROULA au Burkina Faso. Il s’agit d’étudier comment prolonger et élargir l’action en cours à DOUROULA. Il ne s’agit pas actuellement d’effectuer une évaluation rétrospective Nous souhaitons plutôt engager d’abord une réflexion prospective.

La CAENTI, L’Action de Coordination du Réseau Européen d’Intelligence Territoriale, proposée en avril 2005 dans le cadre du 6e Programme Cadre de Recherche et de Développement Technologique de l’Union Européenne, a reçu une évaluation scientifique excellente (plus de 4 sur 5 à l’ensemble des critères) en juillet et a été proposée pour financement en septembre. Elle est en cours de négociation avant signature définitive du contrat prévue fin 2005.
La CAENTI constitue pour DOUROULA une opportunité dans la mesure où elle valide scientifiquement notre démarche de développement territorial et sert de label de qualité aux projets que nous conduisons dans ce domaine. Pragmatiquement, elle peut permettre d’obtenir plus facilement des financements européens pour les projets de développement territorial présentés en lien avec la CAENTI dans le cadre du REIT. Le Réseau Européen d’Intelligence Territoriale regroupe 13 universités et 23 acteurs locaux de 11 nationalités (dont 7 de l’Union européenne) participant à des expériences de développement territorial dans des contextes locaux variés.

PRÉSENTATION RÉSUMÉE DU PROJET :
Ce projet associe deux actions, une action de développement du département de DOUROULA et une action de coopération scientifique avec l’Université de OUAGADOUGOU permettant l’accompagnement de la première.

1. DÉVELOPPEMENT DE DOUROULA

    • Musée :
    • Mise en valeur de richesse archéologique de la région de la boucle du Mouhoun (plus ancien site en Afrique de l’ouest) : prospections et protection
    • Potentiel pour l’écotourisme (cf. infra)
    • Trait d’union entre le passé et le futur, entre les anciens (attachés aux valeurs traditionnelles) et les jeunes (exigence de développement) : importance de l’appropriation locale et de la médiation en direction des groupes locaux (écoles, associations)
  • Ecotourisme
    • Les infrastructures locales permettent l’accueil de petits groupes en transit
    • Les ressources locales et régionales en architecture, ethnologie, culture, artisanat sont importantes et variées, suffisantes pour agrémenter un séjour
    • La situation de Douroula implique une logique d’itinéraires, où l’on parvient à Douroula en plusieurs haltes et journées, et où Douroula doit être une étape de plusieurs journées sur un parcours plus important.
  • Développement économique, social et culturel
    • Des actions répondant aux demandes de la communauté,
    • Basées sur les réalisations actuelles (bâtiment et équipements réalisés, services développés)
    • Cohérentes avec les projets nationaux et régionaux, et avec les projets de coopération
    • Favorisées par une coopération entre collectivités territoriales :municipalités, services culturels,
    • Favorisant le développement artisanat local en lien avec le musée en lien avec l’Université de OUAGADOUGOU

2. COOPÉRATION AVEC L’UNIVERSITÉ DE OUAGADOUGOU

  • Archéologie : développer en particulier le lien existant avec UTBM et MSH
  • Développement local et coopération
  • Inventaire régional sur la région de DOUROULA (mise en place d’un SIG participatif)
  • Recherche de financements européens avec cofinancements et financements complémentaires, sur la base du label CAENTI (Action de Coordination du FP6 Union Européenne).
  • Création d’un site Internet avec tous les intervenants français et burkinabé ».
  • Présentation du projet à Mr Jean Louis FOUSSERET, Maire de la Ville de Besançon.
    Nous lui avons exposé les nouvelles perspectives de développement que l’on pourrait mettre en place autour de ce projet sur le territoire de Douroula avec ce nouveau partenariat de l’UFC qui inscrit cette action dans un cadre Européen (CAENTI).

Cette réflexion prospective a reçu une écoute favorable car elle rejoint les nouvelles orientations politiques que la Ville souhaite mettre en place au niveau de la coopération


02. REALISATION DE LA MAISON MUSEE DE DOUROULA

Ce projet aura demandé 3 ans de réflexion et de concertation avec la population et Mr Lassina KOTÉ professeur chercheur à L’Université de Ouagadougou, il a été réalisé comme prévu en octobre 2005 avec la participation de la population et groupe d’homme a reçu une formation..

Ce projet a été réalisé sous forme de chantier avec des jeunes français et la population. Il a fait appel à un maçon confirmé de l’Entreprise locale SANOU Maurice et à son matériel..
Le projet a été implanté par l’entreprise SANOU Maurice afin que les terrassements des fondations soient réalisés par la population.

Ce type de coopération correspond entièrement aux critères que l’on s’était fixé pour ce type d’action de coopération car nous maîtrisons la technique, l’achat des matériaux, le coût de main d’œuvre
L’apprentissage aux techniques de construction des autochtones favorise un échange interculturel humain.

Cette maison représente une surface de 150 m2 qui a été réalisée en 15 jours, clés en main.
Elle comprend une salle ethnologique, une salle archéologique et un atelier de travail pour stocker et recoller le mobilier archéologique. Ces pièces ont été dotées d’un mobilier métallique

Elle a été entièrement financée par des sponsors français et des dons. Soit pour un montant global de 14 400 €

Les travaux se sont réalisés dans une bonne ambiance, les participants ont fait preuve d’une grande motivation et d’un savoir-faire exemplaire. Nous avons pu apporter un complément de formation aux personnes désignées par le village ce qui a permis des échanges interculturels.

Actuellement nous avons stocké 2000 briques de latérite vers la préfecture (elles pourraient être utilisées pour le prochain module du marché) et les planches et chevrons sont stockés dans la maison du jumelage.

Mr Lassina Koté, archéologue, va organiser le rapatriement du mobilier archéologique stocké actuellement à Ouagadougou. Cette action prévue est financée avec en sus l’achat de 30 casiers en plastique..

Il devra également nous fournir des textes et photos pour la réalisation de planches d’information pour le Musée.

Il va commencer l’aménagement du musée.

La Ville de Besançon s’était proposée pour apporter son aide technique et financière pour leur réalisation.

Mr Lassina Koté, a laissé entendre qu’une inauguration de la maison musée départementale pourrait avoir lieu en octobre 2006.

Mr Lassina KOTE, devient le chef de projet pour dynamiser le musée et pour la liaison inter universitaire.

Il restera à mettre en place un plan de formation des guides et à faire découvrir ce patrimoine à toute la population burkinabé (scolaire, et touristes)


03. PROTECTION DE FOURS A REDUCTION DE FER sur le site archéologique

Suite à la demande de Mr Lassina KOTE qui souhaite protéger des fours datant de 7 siècles avant JC mis à jour lors de ses recherches nous avons pris la décision de les protéger avec le concours de l’entreprise Sanou Maurice. Les travaux ont été financés par Afriq’Energies pour un montant de 440€

Le site KST 10, tout comme KST 9 cette structure se signale par la présence éparse de quelques scories mais surtout de fragment de parois. Un léger nettoyage a permis d’identifier les contours du fourneau. La superstructure en argile conservée ici est plus importante. Ce fourneau présente les mêmes caractéristiques que les autres. Toutefois il se singularise par le nombre et la disposition des tuyères.
En dessous de la scorie de fond, se trouvaient 36 tuyères en position verticale. A l’examen certaines de ces tuyères étaient des fragments servant de cale aux autres.

On verrait quelques similitudes avec des fourneaux du nord du Burkina où les fouilles archéologiques livrent des structures avec une fosse surmontées d’une maçonnerie en argile. Toutefois si à DOUROULA des tuyères sont disposées sur le pourtour et à la base du fourneau, au nord la scorie de fond indique que la fosse semble servir à collecter la scorie de fond.

La protection de tous ces témoins à travers une politique raisonnée de valorisation, par et pour les populations actuelles doit être envisagée au risque de les voir disparaître définitivement sous l’effet surtout des « grands projets de développement économique ».


04. RECENCEMENT DU PATRIMOINE POUR REALISE UNE PLAQUETTE D’INFORMATION

Un groupe constitué d’un professeur, d’élèves, de deux étudiants burkinabé en 3ème Année d’archéologie et d’un interprète se sont rendus dans les 12 villages pour rencontrer les notables, recenser le patrimoine et les us et coutumes en fonction des différentes ethnies.
Une mise au propre de ces documents sera effectuée et proposée à Mr Lassina KOTE avant la rédaction finale du document.
Il sera proposé à la Ville de Besançon pour la reproduction.

Ce travail de recensement, en quelque sorte, du patrimoine du département de Douroula s’est révélé particulièrement intéressant et enrichissant dans le sens où chacun des représentants des villages et toute la population a compris l’enjeu de l’enquête, à savoir mettre en valeur ce que chaque ethnie, chaque village recèle de particulier que ce soit dans l’habitat, l’artisanat, les activités, les traditions, les religions…..

Démarches

Effectuer un inventaire complet sur le département du patrimoine culturel existant :

  • site touristique, villages, les règles d’usages.
  • Effectuer un inventaire des différents modes de construction réalisés par les différentes ethnies ainsi que l’architecture soudanaise : des mosquées (mosquées sacrées) mausolées et maisons à étage d’anciens commerçants ou chefs de village.
  • Lister les activités artisanales sur la Région du Mouhoun : forgeron, potières, tisserands ……….
  • Rédiger un mini-guide d’informations pour les visiteurs (règles d’usages, conseils pratiques, sites, plan topographique du département avec ses villages et photos.
  • Créer un recueil sur les traditions sur l’histoire les croyances, l’organisation sociologique d’un village et les techniques artisanales
  • Engager une réflexion sur un tourisme solidaire sur la région en utilisant la maison du jumelage
  • Réfléchir à un ou plusieurs circuits touristiques depuis OUAGA en prenant en compte les points culturels ou artisanaux situés sur le parcours


05. AMENAGEMENTS DES JARDINS FAMILIAUX GERES PAR LE GROUPEMENT DES FEMMES DE DOUROULA

Constats

Dans le cadre du PNDSA burkinabé (Plan de Développement et de Service Agricole), le groupement de femmes de Douroula a bénéficié en 2002 de la mise en place d’un jardin de 2 hectares qui se situe à 1km du village dans une zone fertile où la terre est fine.
Madame Koïta ZATA, responsable du groupement a été accompagnée dans le suivi de ce dossier par Madame ZANATA, secrétaire du préfet de Douroula.
Le projet prévoyait le creusage de 4 puits de 6 mètres de profondeur, l’installation d’une clôture, la fourniture d’une pompe et la formation des femmes aux techniques maraîchères par une technicienne.

Un problème de calcul dans le dossier de réalisation n’avait prévu que la moitié de la longueur de la clôture et a mis les femmes en difficulté.
Pour ne pas mettre en péril le projet, les femmes ont opté pour l’achat de la totalité de la clôture et de diminuer le nombre de poteaux de maintien de cette clôture afin de ne pas dépasser le budget alloué.

3 puits ont été creusés ; les femmes ont été formées et ont exploité une partie de la surface du jardin comme première expérience cette dernière saison.
Actuellement, 25 femmes exploitent ce jardin et seulement 5 quartiers sont représentés sur les 9 quartiers de Douroula. Certaines femmes âgées ont des difficultés à faire les gros travaux de jardinage.

Le résultat a été décevant :

  • Les puits ne fournissent de l’eau que 8 mois de l’année alors que le projet devait permettre des cultures de contre-saison pour alimenter toutes les familles tout au long de l’année.
  • Un des puits a déjà été consolidé car il menaçait de s’effondrer, les autre puits vont subir les mêmes dégradations.
  • Les cultures ont été dévastées par les animaux sauvages qui ont traversé le grillage aux mailles trop lâches et insuffisamment tendu.
  • Les techniques de cultures nouvelles utilisent du fumier, ce qui améliore la qualité produite. Malgré cela, la terre est encore trop humide pendant les mois d’hivernage et la culture de légumes difficile.
    Un apport supplémentaire de fumier et de compost assainirait la terre et résoudrait le problème.
  • Les plants sont souvent dévastés par des insectes.
  • Les pompes à main fournies n’ont jamais été utilisées car trop contraignantes à transporter depuis le village où elles sont protégées des vols.

Madame MALO, technicienne du Service de l’Agriculture de Dédougou suit le projet depuis ses débuts. Sa mission doit bientôt s’arrêter car 2 saisons de plantation ont passé et les femmes sont censées être autonomes.
Le financement des déplacements ne sera plus pris en charge par le projet.

Devant cette situation, les femmes sont démunies et risquent d’abandonner rapidement ce jardin, les contraintes étant plus « chères » physiquement et financièrement que les rendements à attendre.

Objectifs  :

Améliorer la santé des habitants par la production régulière et variée de légumes de qualité dans un village où la malnutrition est récurrente.
Améliorer le revenu des familles par l’économie réalisée sur l’achat de ces légumes.
Créer de l’économie par la vente des surplus sur le marché.
Responsabiliser et valoriser les jeunes femmes du groupement dans la prise en main de cette activité.

Propositions  :

  • Réhabiliter rapidement les jardins familiaux pour ne pas perdre définitivement l’investissement entrepris.
  • Soutenir l’accompagnement des femmes pour passer de l’expérimentation à l’exploitation rentable et durable de ce jardin

Moyens à mettre en œuvre

REHABILITATION DU JARDIN :

Refaire un puits existant et l’aménager :
Choisir le puits le plus près de la porte
Creuser à la profondeur nécessaire qui sera évaluée en période sèche, soit entre 8 à 10 mètres
Elargir le puits à 1,70 m, le buser.
Construire une margelle de protection

L’ensemble du travail sera réalisé par l’Entreprise de maçonnerie SANOU Maurice de Dédougou pendant la période sèche.

Equiper le puits d’un treuil type CEAS par les techniciens du CEAS Ouagadougou

Rénover la clôture existante :
Acheter et fixer sur le grillage existant du grillage à maille fine avec des tendeurs et du fil de fer ; souder et fixer les poteaux du grillage au sol avec du béton.
Ces travaux devront être réalisés très prochainement sous la conduite de Mr Drissa
KOTE, avec quelques hommes du village et la participation de Mr GO Kassoum, forgeron du village pour les soudures.
Réaliser et poser le portail du jardin par l’Entreprise SANOU Maurice après l’installation de la clôture.
Apporter des pierres vives le long de la clôture pour renforcer la protection contre les animaux, travail qui sera effectué par les femmes

Planter une clôture végétale :
Compléter la plantation d’eucalyptus camadulensis plantés au Burkina, variété qui pousse vite sans mettre en danger la potentialité de ressources des puits existants.
Cette plantation se fera à la prochaine saison et protégera le jardin des vents.
Le Service de l’Environnement de Douroula fournit gracieusement les plants d’eucalyptus et Mr KAMBIRE Elisée, technicien du service qui accompagne les femmes pour guider la plantation, continuera le travail entrepris.

Planter une haie vive d’épineux le long de la clôture pour empêcher naturellement le passage des petits animaux :
Le Service de l’Environnement fournit les plants, les femmes devront financer les pots plastiques de rempotage et assurer la plantation de ces jeunes plants.
Le temps de pépinière, de plantation, de pousse naturelle et de taille de cette haie prendra trois années pour être efficace ce qui nécessite l’installation préalable d’un grillage à maillage fin de complément pour permettre une protection efficace.
Le grillage pourra à ce terme être récupéré par le groupement de femmes pour un autre usage

SOUTIEN A LA FORMATION DES FEMMES :

  • Prolongement de la formation des femmes avec la technicienne agricole :
    • Un soutien complémentaire s’avère nécessaire pendant 3 années, le temps d’expérimenter les nouvelles techniques acquises dans une partie du jardin, évaluer les résultats
    • Financer les déplacements Mme MALO Mariam, technicienne à la Direction provinciale de l’agriculture à raison d’une moyenne de 2 visites par mois pendant 3 ans.

  • Formation des femmes aux techniques agro- écologiques
    • Appréhender la démarche agro- écologique comme alternative de développement
    • Appréhender la problématique de la gestion de la fertilité des sols
    • Intégrer le processus de fumure organique à base de compost
    • Intégrer le processus de fabrication de l’insecticide naturel à base de neem, alternative aux insecticides de synthèse.

Cette formation devra se dérouler en février 2006, le temps de réalisation des différents intrants avant la prochaine saison de plantation.
Elle sera assurée par le CEAS de OUAGADOUGOU.

ENGAGEMENTS DES FEMMES DANS LE PROJET

  • Avec le Service de l’Environnement représenté par Mr KAMBIRE Elisée :
    • A la période propice de plantation dans l’année à venir, les femmes se feront aider de quelques hommes pour creuser les trous des eucalyptus, elles assureront elles-mêmes la plantation.
    • Les femmes réaliseront un micro crédit pour l’achat des pots plastique de rempotage des 2400 épineux soit 36 000FCFA
    • Les femmes planteront ces épineux à la date de leur bon développement, les tailleront régulièrement.
  • Avec Mr KOTE Drissa, délégué par les femmes pour la réfection de la clôture :
    • Les femmes fourniront 7 rouleaux de grillage existants et restants à la disposition du village sur les 12 rouleaux nécessaires.
    • Les femmes trouveront et installeront des pierres vives le long de la clôture afin d’éviter l’intrusion d’animaux.
  • Avec le CEAS de OUAGADOUGOU :
    • Le groupement de femmes sélectionnera des jeunes femmes pour la formation, solides et motivées, représentatives des 12 villages de Douroula
    • Le groupement de femmes prendra en charge les repas des 30 personnes concernées par la formation pendant 5 jours..
    • Le groupement de femmes paie chaque année 30 000 FCFA pour faire labourer la parcelle.

Perspectives

Les propositions suivantes de Mme MALO seront soumises à l’approbation des femmes

  • Exploiter de façon raisonnée la surface autour du puits rénové pour approcher la notion de plein rendement : production de légumes variés comme les tomates, aubergines, carottes, oignons, chou, feuilles d’oseille et de haricots.

Réserver cette surface pour l’exploitation collective, évaluer les résultats après une puis deux récoltes.
Ce procédé permettra une réflexion collective, le bénéfice réalisé pourra être placé à la banque, ce qui servira de fonds pour l’entretien de la clôture à terme et à la réfection des autres puits. Un micro-crédit pourra alors être envisagé pour le développement du jardin.

  • Répartir l’espace restant autour des puits existants pour l’exploitation individuelle.
  • L’irrigation en eau se fait par canal ; une étude sur les cultures en cuvette qui se produisent dans d’autres régions permettra de comparer les économies d’eau réalisées par une plus faible évaporation.
  • La rationalisation de ces productions pourra peut-être faire envisager ce jardin comme producteur d’économie à part entière alors que l’activité n’est considérée actuellement que comme appoint familial, le travail du jardin ne se fait que quand les autres priorités de la famille sont assurées.
  • Si la proposition de financement collectif ne convient pas aux femmes, il sera proposé une cotisation de 10% sur le prix de la production pour assurer la même provision financière nécessaire à l’entretien du jardin voire à la réfection des autres puits et à l’extension de l’exploitation complète du jardin.
  • Mme MALO est confiante et compte sur les bénéfices assurés des récoltes à venir pour encourager les femmes dans la prise en main de ce projet.

La condition toutefois est émise que les jeunes femmes en soient les premières bénéficiaires, car c’est une génération désireuse de progrès dans beaucoup de domaines malgré leur analphabétisme.

  • Cette expérience est déjà appliquée dans d’autres villages de la région du Mouhoun, et elle prouve son efficacité. Devant ce constat, les femmes de DOUROULA ont l’obligation morale de réussir.

Contacts partenaires

CEAS à OUAGADOUGOU : Services de l’environnement :
Mr Charles Didace KONSEIBO Mr KAMBIRE Elisée
01 BP 3306 Ouagadougou 01
E-mail :pidace@yahoo.fr E-mail CEAS : ceas-rb@fasonet.bf

Services de l’agriculture :
Technicienne sur le secteur de Douroula : Madame MALO Mariam
Mr le Directeur Provincial de l’agriculture : Mr Patrice SENI, BP 14 DEDOUGOU
Mr le Directeur Régional de l’Agriculture de la Boucle du Mouhoun : Mr TIOGNAGA Maurice TRAORÉ

Entreprise de maçonnerie SANOU Maurice
BP 28 DEDOUGOU Tel cellulaire : 70.26.47.54
Mr KOTE Drissa, agriculteur à DOUROULA Mr GO Kassoum, forgeron à DOUROULA


06. REFLEXION SUR LE PROJET MARCHE DE DOUROULA

A ce jour, le module central a été construit conformément au cahier des charges arrêté avec les différents acteurs, grâce à la subvention accordée par la Ville de Besançon et d’autres sponsors
Il est utilisé par les femmes, son périmètre est bien entretenu.

Pour ce qui est de la construction des 9 autres modules il est préférable d’attendre l’élection municipale qui aura lieu le 23 avril 2006 afin que le maire puisse arrêter son programme de développement.

Un fait important est à signaler, l’ADDD a su convaincre la population qu’une participation financière était nécessaire pour la poursuite des travaux : la population âgée de plus de 18 ans apportera sa contribution suivant sa catégorie sociale. Actuellement, un fonds existe pour la construction d’un nouveau module mais pas encore suffisant pour entreprendre une construction.
Une taxe est déjà prélevée auprès des commerçants mais elle est actuellement versée à un service de Dédougou via la préfecture de Douroula.. Après la décentralisation ce sera une ressource non négligeable pour la future mairie de Douroula.

Actuellement nous avons stockés 2000 briques de latérite et du coffrage pour cette future réalisation

Notre proposition pour ce projet serait de les accompagner dans la construction d’un module pour évaluer leur degré d’autonomie dans les techniques de construction et retenir un responsable ayant les compétences requises pour diriger la construction des autres modules.


07. AMENAGEMENTS DE LA BOULANGERIE

Très productive et rentable en 2003/04/05, elle a créé deux emplois permanents et assure des revenus au groupement de femmes. Le fonctionnement est assuré par les femmes des 9 quartiers, un changement s’effectue chaque semaine.
La diversification des produits a été réalisée avec l’aide d’Afriq’Energies et la proposition a été faite aux femmes de la poursuivre car les nouveaux produits « briochettes » et « pizza » ont reçus un très bon accueil le jour de marché.
Un équipement d’une lampe solaire a été attribué aux femmes afin qu’elles puissent travailler dans de bonnes conditions.


08. EDUCATION /SANTE

Les jeunes mères souhaitaient recevoir principalement une formation sur la diversification alimentaire et sur l’hygiène pour leurs bébés.
Ce projet a été abordé avec succès avec une grande participation des jeunes mamans sous la tutelle de deux infirmiers de l’IFSI de VESOUL.
Ces derniers ont également apporté une aide au CSPS et à la maternité.

Un don en médicaments et en matériel a été effectué à l’hôpital de Dédougou.
Il a été remis également 1500 paires de lunettes de vue à l’hôpital de Ouagadougou.

Il existe un partenariat entre le lycée et l’IFSI de VESOUL. C’est dans le cadre de celui-ci que nous nous sommes joints à ce projet.
Notre action portait sur la santé.

Dans un premier temps nous ferons un rappel sur le projet santé, ensuite nous évaluerons l’atteinte des objectifs.
Puis, nous détaillerons les actions effectuées lors de ce séjour.
Enfin, l’évaluation de nos activités.

Rappel du projet santé

De par notre statut d’étudiant infirmiers nous avions 3 axes d’action :

  • Conseils hygiéno-diététique aux jeunes mamans :
    En effet, lors du projet 2003, les femmes avait fait cette demande. Nous avons donc élaboré notre projet autour de cette requête.
  • Travail dans un centre de soin :
    Afin de mieux connaître la prise en charge sanitaire existante au Burkina nous désirions participer aux consultations du CSPS et de la maternité
    Cela nous permettrait également de mieux identifier les besoins de la population, notamment des femmes et des enfants.
  • Prise en charge du groupe de lycéen :
    Nous avions la responsabilité de l’état de santé des lycéens pendant le séjour.
    Avant notre départ nous avons effectué une intervention au lycée afin de leur apporter des connaissances sur les pathologies existante là-bas. Ainsi que des conseils et des règles à suivre afin d’éviter toute contamination

Rappel et évaluation des objectifs  :

  • Rappel des objectifs :

Nous avions 3 objectifs :

    • Aider les villageois en participant à un projet de développement durable
    • Bénéficier d’ un enrichissement personnel et professionnel face à des situations de soin.
    • Découvrir l’état sanitaire d’un pays en développement et la (les) politique(s) de santé mise en place.
  • Evaluation des objectifs :

Nos objectifs de départ ont été atteints.
Le premier de par la construction de la maison culturelle à laquelle nous avons participés.
Les 2 autres de par les actions que nous avons réalisées et qui seront développées par la suite ( paragraphe3).

Activités pendant le séjour

Nous sommes arrivés au Burkina le 13 Octobre dans la nuit, à environ 2 heure du matin (heure locale, soit 4 h française)

  • Conseils hygiéno-diététique aux jeunes mamans :
    Avant de commencer notre action nous avons voulu connaître les besoins de la population.

Nous avons été accueillis 1 journée dans un foyer de DOUROULA : chez Monsieur CISSE Adama. Ceci afin de permettre de connaître le déroulement d’1 journée dans un ménage burkinabé avec les pratiques d’hygiènes et d’ alimentations habituelles.
Nous nous sommes également entretenu une matinée avec le groupement des femmes, et sa présidente : Madame Koita ZATA afin d’ajuster au mieux nos conseils. Mais également d’organiser notre action.
Nous nous sommes donc convenus de procéder par quartier (Douroula compte 9 quartiers ), 4 femmes par quartier, 3 quartier à la fois. (soit environ 12 femmes). Notre action se répétait sur 3 jours. ( 3 quartier * 3 jours=9)

La rencontre eu lieu sous l’arbre, chez Madame Koita ZATA pendant 3 matinées consécutives.
Notre traductrice était Me KOTE Korotimi.
Nous avons prodigué des conseils sur :

L’allaitement maternel
La diarrhée avec les Sels de Réhydratation Orale
L’espacement des naissances
L’hygiène ( en générale)
La bouillie

  • Travail dans un centre de soins :

Afin de mieux connaître les problèmes de santé des Burkinabés, nous avons passé plusieurs jours au CSPS avec le Major : Mr Ousmane SAWADOGO et l’ infirmier : Mr Yacouba DJIGUEMDE. Nous avons participé aux consultations, à des campagnes de vaccination …

Comme notre action portait sur les femmes et les enfants nous avons également assisté aux consultations de la maternité avec sa responsable Me DIALLO Fatoumata.
Lors de notre séjour, nous avons eu la chance d’ assister à un accouchement.

D’autre part, sur demande de Mr Philippe BRUGNAU, Médecin à ARBOIS ( Ville également jumelée avec DOUROULA), nous avons consultés des enfants en bas âge 0 à 3 ans.
Notre action consistait à prendre leurs mensurations ( âge, poids, taille, périmètre brachial) afin de dépister d’éventuelles malnutritions et problèmes de croissance.

  • Prise en charge du groupe de lycéen :

Lors du séjour la prise en charge du groupe s’est résumé à :
Soigner des plaies, des coups de chaleurs, des coupures, des diarrhées
Rassurer les élèves qui s’inquiétaient de l’état de santé de leurs camarades
Rappeler les règles d’ hygiène à respecter, et les précautions à prendre par rapport aux pathologies ( paludisme, …)

Evaluation de nos activités

  • Conseil hygiéno-diététique
    Lors de notre action nous avons été agréablement surpris par le nombre de femmes présentes. Certaines étaient venues de village voisin à pied.
    Après chaque atelier nous demandions aux femmes si cela répondait à leurs attentes et leurs réponses étaient favorables.
    A la fin de cette action, leur requête était de continuer et d’approfondir ces conseils sur la contraception féminine, sur le principe de purée (patates douces + lait des vache « peulh »), qu’elles ne connaissaient pas.
  • Travail au CSPS et à la maternité :
    Cela nous a permis de découvrir les différentes structures ayant attrait à la santé, leurs missions et leurs positions géographique.
    De repérer les moyens thérapeutiques utilisés par la population, les pathologies existantes, …
    Ce séjour a permis un enrichissement professionnel.
  • Prise en charge du groupe de lycéen :
    Le séjour s’est bien passé.
    Nous n’avons constaté aucune infection des plaies, aucune déshydratation.
    Toutefois nous déplorons qu’environ 15 jours après notre retour en France 3 élèves ont été hospitalisé dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint Jacques à Besançon pour un virus hépatique /paludisme.

Conclusion

Le contact avec la population, la culture différente, les difficultés que vit la population au quotidien, mais également le fait d’un partenariat avec le lycée de bâtiment, de constituer un groupe d’environ 30 personnes constitue une expérience unique et très enrichissante tant sur le plan personnel que professionnel.


09. AIDE A L’EDUCATION

Nous nous sommes arrêtés à la mare sacrée de SABOU et à la Fondation de Lassane KIEMTORE
PROJETS ZOD NEERE : Centre Culturel & Artisanat d’art – Jeunesse – Echanges - Développement
Le centre comprend une école de la 2ème chance et accompagne certains élèves en formation professionnelle

Nous leur avons remis 100 cahiers et 200 BIC.


10. AIDE ET ANIMATION PROJET « JEUNES »

Nous avons offert un équipement de foot à des jeunes en difficulté résidant à Ouagadougou ainsi qu’à ceux de Douroula…
Des rencontres sportives et culturelles ont eu lieu entre les élèves et les jeunes de Douroula.


11. ECHANGES Nord/Sud

Nous avions, avec l’Université de Franche Comté, invité Mr Lassina KOTE pour participer à la Semaine de la Solidarité Internationale à Besançon.
Inauguration du bas-relief réalisé par les élèves sous la tutelle de Paul GONEZ

Pendant son séjour il est intervenu dans un séminaire organisé par l’UFC sur la thématique du fer dans lequel intervenaient des archéologues et chercheurs français et étrangers. (Mlle Marie France OULD intervenant au Mali dans la région du Mandé)

Il a participé également à la SSI et au Colloque Universitaire EADSI avec le lycée P.A. PARIS qui y a effectué une communication remarquée et appréciée.

Il a également inauguré le bas-relief sur le thème africain réalisé par les élèves sous la tutelle du sculpteur Paul Gonez

Maïmouna KOTE, épouse de Mr Lassina KOTE, professeur en Histoire géographie à Ouagadougou, a animé également au lycée Pierre Adrien Paris, un débat avec les élèves de BTS sur la présentation de son pays et sur les échanges Nord Sud à l’occasion de la Semaine de la Solidarité Internationale.

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