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Le chantier et les missions 2013

ACTION D’AIDE AU DEVELOPPEMENT

AU MAROC en 2012/2013


PROJETS REALISES


01. CONSTRUCTION D’UNE ETABLE MODELE EVOLUTIVE A TIZAGZAOUINE

  • Projet technique : Construction d’une étable en brique BTCS (briques de terre comprimée stabilisée)
    En partenariat avec la région Franche Comté et la coopérative laitière de Ouarzazate : la CALTO.

A notre arrivée, surprise, alors qu’il était convenu que nous prendrions le chantier dans un état d’avancement d’environ 50% pour les murs en BTC, de 75% pour les poteaux et les poutres en béton armé. Une partie de la dalle toiture serait en cours de réalisation, afin de faire découvrir à nos jeunes une technique traditionnelle de toiture de cette région.
Nous découvrons que le chantier n’a pas débuté et pourtant notre arrivée était programmée de longue date et la durée de notre séjour n’est pas flexible.

Aucun organisme ni aucune personne nous a fait part des difficultés rencontrées à propos de problèmes administratifs. Suite à toutes ces tracasseries administratives une question se pose concernant la coopération d’autant plus qu’un an avant nous avons passé une semaine à aborder toutes les questions relative au chantier.

Malgré tous ces problèmes, qui auraient dû être réglé bien avant notre arrivée, le chantier n’a débuté que le jour où nous sommes arrivés sur le site.

Cependant les jeunes très motivés ce sont investis pleinement pour mener à bien ce chantier. L’implantation du chantier n’étant pas faite, c’était l’occasion pour les jeunes de mettre en application la théorie vu en cours. Ils ont su prendre en charge une bonne partie de cette tâche en accord avec le chef de chantier.

Il en a été de même pour les différentes phases de cette construction, ce qui a permis aux jeunes de s’approprier le chantier et de mettre en pratique les techniques apprises au lycée.

Vu le retard pris sur le chantier, les armatures des différents éléments en béton armé ont été préfabriquées sur le site, ce qui a quelque peu perturbé les marocains car ils n’ont pas recours à cette technique habituellement.

La fabrication des briques destinées à la réalisation des murs, ayant commencée quelque temps avant notre arrivée, a pu se poursuivre pendant notre séjour.

Lors de notre premier passage sur le site production des briques, c’est avec surprise que nous nous apercevons que la fabrication n’est pas conforme à ce que nous attendons.

De ce fait il y a fallu remettre en question l’organisation et le suivi qualité des briques.
Pour ce qui est de l’organisation spatiale du site de production :

  • avant notre arrivée :
    • les briques sont disposées à plat en rangs à même le sol, ce qui limite la production à quatre jours par semaine du fait des délais de séchage.
    • La cure humide n’est pas correctement assurée.
    • Le remplissage du moule se fait de façon aléatoire, le tassement des angles est inexistant, aucun contrôle dimensionnel en sortie de presse, usure de la presse non prise en compte.

  • après notre passage :
    • Les briques sont rangées sur palette, elles sont stockées sur champ et chaque rang et croisé, cette technique permet de gagner beaucoup de place en stockage.
    • Cette solution facilite la cure humide qui doit durer une semaine.
    • Le remplissage du moule doit se faire avec un doseur,

Le fait de tasser les angles avant pressage permet d’améliorer la résistance des angles.
Alors que la presse est prévue pour la fabrication de briques de 9*14*29.5 moule standard, les briques fabriquées sans contrôle font 12cm à 13.5cm au lieu de 9cm, si le dosage avait été fait avec un doseur et si un minimum d’entretien de la presse avait été fait, les utilisateurs auraient pu s’apercevoir de l’usure du système de fermeture de la presse.
Cette opération de maintenance n’a pris que quelques heures.

En parallèle, chaque jour une équipe, composée de trois à quatre jeunes, s’est impliquée dans la fabrication des BTC, ainsi tous les participants au chantier ont eu l’occasion d’apprendre les différentes phases de réalisation des BTC.

Lors de la deuxième semaine, 10 étudiants de BTS du lycée Hassan II de Marrakech ainsi que 2 professeurs se sont joints à notre groupe. Ainsi les jeunes ont pu travailler en collaboration et échanger savoirs et savoir-faire.

Au-delà des échanges, cette aventure humaine a permis de créer de véritables liens amicaux entre les différents acteurs.

Le chantier est toujours en cours de réalisation, mené par l’entreprise de MR BOUFKRI, l’achèvement des travaux est prévu pour le printemps 2014.


02. PARTENARIAT AVEC LE LYCEE HASSAN II DE MARRAKECH

Nous avons été accueillis au lycée Hassan II les 12 et 13 novembre, nous avons visité le lycée, puis au cours d’une réunion, nous avons échangé sur le partenariat entre le lycée Pierre Adrien Pâris et le lycée Hassan II qui doit se renforcer, ainsi des objectifs ont été fixés :

  • Accueil au Maroc de deux étudiants français de BTS en mai 2014 pour leur stage et accueil en France de deux étudiants marocains de BTS pour leur stage en 2015
  • Mutualisation des enseignements à distance
  • Équipement en matériel pour un laboratoire de béton et structure
  • Équipement en matériel de topographie


03. PROJET SANTE

Avant notre départ, nous avons dans un premier temps participé à la préparation du groupe de jeunes sur la prévention santé. Parallèlement nous avons recherché les fonds pour mener à bien notre action.

Sur place, nous avons en général été présents sur le chantier afin d’assurer les soins si nécessaire, heureusement nous n’avons rien eu de grave à gérer, seuls quelques petites blessures furent à déplorer….
La tourista a également frappé mais sans grande gravité, tout le monde est rentré en forme.

La formation premiers secours

Notre action fait suite à une demande faite lors du voyage de préparation en octobre 2012.
Elle porte sur les bases des soins à faire en première attention :

  • Désinfection et pansements simples, plaies graves avec hémorragies, les brûlures, les malaises, la P L S, les étouffements, le massage cardiaque, la conduite à tenir devant une morsure de serpents et une piqûre de scorpion.
  • Réponses à questions diverses.
    Avec les fonds que nous avons récoltés, nous avons pu acheter 12 trousses de premiers secours.


Dans un premier temps
Nous sommes intervenus tout d’abord auprès de l’association ROSA afin de donner la formation aux responsables de groupes, 7 femmes au total, très intéressées et motivées.
Formation complète sur trois demi-journées avec mises en situations afin de vérifier les acquis pour que ces responsables puissent à leur tour former les femmes de leur groupe dans les villages éloignés des dispensaires.
Nous avons fait don d’une trousse de secours à chaque responsable de groupe.

Dans un deuxième temps
Nous sommes intervenus dans les villages avoisinant le chantier 4 en tout. La formation a surtout été donnée aux femmes des villages car ce sont elles qui feront les soins en cas de besoin.
Il est vrai qu’en milieu rural il n’est pas facile d’accéder aux soins soit du fait de l’éloignement soit par manque de moyens financiers (les médicaments et les soins sont chers par rapport au niveau de vie) et matériels (pas de moyen de locomotion) de plus les dispensaires n’ont pas forcément tous les moyens nécessaires par manque de budget ….
La tradition reste bien présente dans les villages et le premier réflexe sera d’utiliser les moyens traditionnels comme les épices en désinfectants ou le dentifrice sur les brûlures, la terre pour arrêter le sang etc…..et c’est seulement en dernier recours que l’on ira au dispensaire mais parfois il est trop tard… Voilà le pourquoi de cette formation.

Voici les 4 villages où nous sommes intervenus :

  • ZAOUIT SIDI AHMED : petit village de 50 personnes vivant en autarcie quand l’oued coule cela éloigne le dispensaire de 2 à 3 heures … Beaucoup de solidarité entre les villageois. La formation a pu être donnée à une quinzaine de femmes de 18-20 ans à 100 ans et oui une centenaire encore bien alerte..
  • AIT BOUMHED : village de 200 habitants ou nous avons pu former environs 30 femmes qui étaient très intéressées, posant beaucoup de questions, très dynamiques
  • IMZOUGHEN : village de 600 habitants très solidaires avec un développement associatif important, là il y avait aussi des hommes présents avec les femmes soit en tout 40 personnes environ.
  • TIZIGZAOUINE : village où se trouve le chantier, formation pour les femmes du village faisant partie de l’association ROSA, environ 20 femmes.

Dans chaque village nous avons laissé une ou deux trousses de premiers secours avec proposition sur la façon de gérer cette trousse en désignant une personne responsable qui veillera à la pérennité de cette trousse avec l’aide de la communauté, à chaque utilisation, on remplace et ainsi le village a de quoi faire les premiers soins.

Dans chaque village nous avons toujours eu quelqu’un pour nous faire la traduction.
Nous avons toujours été reçu généreusement avec un thé, gâteaux et, ou un repas offert en toute bonté. Le fait d’aller au cœur des villages nous a permis de nous rendre compte de l’hospitalité des villageois et cela fait chaud au cœur de retrouver des valeurs que nous avons parfois oubliées…..

En conclusion
Nous avons pu former des personnes qui nous espérons pourront à leur tour donner des notions de premiers secours autour d’eux et ainsi améliorer les conditions de soins dans leurs villages et nous y avons été aidé par trois jeunes du groupe, pompiers volontaires en France qui ont apprécié ces moments de partages.
Nous remercions :

  • Le club Orphée de Chaumont pour un don de 150 euros
  • Le Rotary club de Chaumont pour un don de 150 euros
  • La pharmacie Stalhi de Chaumont pour nous avoir permis d’acheter des trousses de secours à un prix très raisonnable entrant dans notre budget.
  • Quant à l’argent restant, 70 euros nous en avons fait don à l’association ROSA qui s’en servira pour la formation dans les villages et y laisser de quoi faire les soins.


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