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Séjour de reconnaissance 2015

SEJOUR DE RECONNAISSANCE

TOGO - OCTOBRE 2015

Période du séjour : 14/10/15 au 24/10/15
Participants :
- Sandrine VALDO
- Gilles CORDIER
- Mickaêl FORAY


CONSTAT ET PROJETS


France Volontaires

Mesdames Claire CARDET et Ange SEOUTE nous reçoivent dans les locaux de l’association qui est un opérateur du Ministère des Affaires Etrangères Français dont le rôle est de promouvoir le volontariat à l’international et faciliter la communication entre les acteurs de coopération français et togolais.
Après que nous ayons décrit notre mission, Claire CARDET nous informe de l’existence d’une bourse jeunesse solidarité internationale (FONJEP) pour des jeunes âgés de 15 à 25 ans dont le montant peut atteindre 7500 €.
Pour plus d’informations sur cette bourse, nous devrons télécharger un dossier sur le site dédié afin de faire acte de candidature et pour cela Mme Françoise BLANCHOUIN pourra nous conseiller.
Mme Claire CARDET, qui a l’expérience de ce genre d’action, nous informe que les opérations de type « Bol de riz » permettent de récolter des fonds assez facilement.
Enfin Mme Claire CARDET émet le souhait de rencontrer notre groupe sur le site du chantier afin d’échanger avec nos jeunes mais aussi afin de constater et mesurer l’action de Asmerade Togo à Tomegbé.


Rencontre avec le Proviseur du lycée

Accompagné de Thomas, membre de l’association Asmerade Togo, nous rencontrons Mr Tchabanna GNENI OURO-DJODO, Proviseur de l’établissement depuis deux ans.
Parfaitement informé des échanges entre Afriq’Energies et Asmerade Togo concernant la possibilité de rénovation de son établissement, le Proviseur nous présente et nous fait visiter son établissement.
Celui-ci, construit en 1974, compte environ 700 élèves (440 dont 165 filles au niveau collège et 269 dont 55 filles au niveau lycée).

L’effectif dépasse la centaine d’élève en classe de 5ème et est de 91 élèves en Tale A.

Le chef d’établissement se félicite du taux de réussite au baccalauréat (50%).

Le personnel de l’établissement est constitué outre le Proviseur, d’un Censeur, d’un Secrétaire, de 15 professeurs.
Parmi les enseignants, un seul est rémunéré par l’état. Les autres sont rémunérés par les parents d’élèves. Cette prise en charge augmente le coût de la scolarité pour les familles (+4000 fcfa pour un lycéen et +2500 fcfa pour un collégien) qui peut atteindre 12300 fcfa.

Les collégiens travaillent à trois sur un même document tandis que les lycéens disposent d’un document pour deux.

L’établissement accueille les élèves du lundi au vendredi de 7h à 12h et de 15h à 17h à partir de fin septembre. Les congés scolaires sont de deux semaines pour Noël et deux semaines pour Pâques.

L’établissement, bâti sur un relief il y a une quarantaine d’années, comptait à l’origine deux bâtiments (un bâtiment administratif et un bâtiment scolaire dans lequel quatre classes sont installées). Depuis, deux bâtiments ont été édifiés par les parents d’élèves.
Des latrines ont été bâties lors d’une action de coopération allemande. Nous avons constaté qu’elles n’étaient plus en état de fonctionner.

La restauration le midi s’effectue à l’ombre des arbres. De petits commerçants proposent beignets, fufu et autres plats locaux à la vente.

L’accès à l’eau : actuellement le point d’eau le plus proche est un forage situé à une distance d’environ 300m ; un puits présent sur le site de l’établissement scolaire n’a jamais été équipé faute de moyens et est à ce jour en partie comblé et donc inutilisable.

Les élèves n’ont pas de lieu tel que CDI ou infirmerie.

Des créneaux horaires sont réservés aux devoirs dans l’emploi du temps des collégiens (les mardis AM) et lycéens (les vendredis AM).

Concernant l’état des différents bâtiments : les deux bâtiments construits par l’état togolais il y a une quarantaine d’années sont vétustes mais leur rénovation semble assez facile tandis que les deux autres bâtiments, financés et réalisés par les parents d’élèves, n’ayant pas réellement été terminés demandent un investissement financier plus lourd.

Ce constat nous conduit à envisager une action de rénovation des deux bâtiments les plus anciens.
Cette rénovation passe avant tout par une réfection des toitures. Vu nos spécialités et la dangerosité de ce travail, il nous parait opportun de confier cette tâche à une entreprise togolaise. Toutefois, nous prévoyons de réaliser et fournir à l’association Asmerade une étude technique de la réfection de la toiture afin qu’elle la transmette à l’entreprise qui sera chargée de l’exécution.

Ainsi notre intervention portera sur :
- les sols,
- les murs,
- les ouvertures,
-les faux-plafonds,
- la couverture,
- les équipements.

Une action portant sur la récupération des eaux de pluie pourrait être mise en place dans un projet ultérieur. En effet les dégradations sur les enduits extérieurs seraient limitées par la mise en place de chéneaux et l’eau recueillie pourrait alimenter les latrines et autres robinets destinés au lavage des lieux et des mains.


Rencontre avec le curé de la paroisse de Tomegbé

Le curé de la paroisse nous a accueillis chaleureusement.
Il nous a présenté l’histoire religieuse de la paroisse puis il nous a fait découvrir un ensemble de bâtiments rénovés destinés à héberger un centre de soins tenu par des sœurs.


Visite du centre de soins

L’infirmier Ives KOUGBLENOU nous a rapidement présenté les lieux, le centre de soins dispose d’une accoucheuse, puis nous a exprimé ses besoins.
Ceux-ci portent principalement sur la formation du personnel. L’infirmière française qui nous accompagnera lors de notre prochain séjour se mettra en relation avec cet infirmier afin d’élaborer une action ciblée. A ces fins nous avons enregistré son adresse électronique.


Rencontre avec le chef de canton Mr Ati Koffi AGBETETE IV et les notables

Après nous avoir souhaité la bienvenue parmi eux et déclaré être satisfaits de rencontrer enfin les personnes de l’association dont ils attendaient depuis quelque temps la venue, nous leur avons présenté notre projet.
Celui-ci a été accueilli très favorablement et quelques échanges d’encouragements ont eu lieu.
Les notables nous ont assuré de leur soutien et ont déclaré qu’ils feraient tout pour faciliter notre séjour et notre intervention au lycée.


Relevé des bâtiments scolaires et administratif

Relevé détaillé des lieux.

Quantitatifs estimatifs des travaux suivants :
- reprise des enduits intérieurs et extérieurs,
- remplacement de volets bois persiennés par des claustras,
- bouchage de deux portes en briques de ciment,
- rénovation des sols du bâtiment administratif,
- lessivage et mise en peinture de l’ensemble,
- réalisation de faux-plafonds en contreplaqué,
- réparation de quelques menuiseries bois,
- rénovation des tableaux,
- pose de casiers et de panneaux d’affichage.


Découverte du marché hebdomadaire de Tomegbé

Accompagnés de Martin, membre de l’association
Asmerade Togo, nous découvrons les lieux abritant ce rendez-vous.
Tissus, épices, produits ménagers, poisson séché,…


Découverte des cascades de Tomegbé

Accompagnés de Thomas, nous partons dans la montagne, remontant un cours d’eau vive jusqu’à atteindre un site touristique remarquable. La cascade haute d’une cinquantaine de mètres offre à ses visiteurs une fraicheur fort appréciable après 1h30mn de marche au sein d’un milieu végétal abondant composé de nombreuses espèces telles que cacaoyer, capokier, papayer, caféier, riz, ananas, teck, bambou, manioc, maïs, manguier, bananier, etc…


Rencontre avec l’association des parents d’élèves

- Mr Tchabanna GNENI OURO-DJODO, Proviseur du lycée ;
- Mr Philippe DZESSOU , Président adjoint de l’association ;
- Mr Patrice AGBETETE , Trésorier ;
- Mr Pakay KOUMA , Secrétaire ;
- Mme Rosalie ATCHOU , Chargée de la condition féminine.

Après une rapide présentation des différentes personnes, le projet de restructuration d’un bâtiment accueillant quatre classes et du bâtiment abritant la partie administrative du lycée est présenté à l’association des parents d’élèves.
Ceux-ci se montrent très enthousiastes et se disent très heureux que nous soyons venus pour leur village.
L’association des parents d’élèves évoque les effectifs surchargés de certaines classes et nous fait part de son souhait de voir se construire un nouveau bâtiment à étages. A cette demande nous répondons qu’avant d’envisager toute construction il faut d’abord rénover l’existant.
Différents points sont abordés concernant l’investissement des intéressés :
- contribution financière des familles : après débat entre les représentants et notre délégation il est convenu de collecter la somme de mille francs cfa par élève, l’établissement comptant environ 700 élèves, la cagnotte représenterait la somme d’environ 700.000 fcfa. Cette contribution sera directement versée auprès du Proviseur lors de la rentrée scolaire.
- contribution physique des élèves, parents, villageois : il est convenu de la mise en place d’une équipe d’hommes de Tomegbé qui effectuera le déménagement des classes et des bureaux avant notre arrivée afin de permettre l’exécution des travaux sans perte de temps, ainsi que la participation aux travaux en binômes avec le groupe de français.


Histoire du village de TOMEGBE

Komlan KOUTOUBAYTE et Martin AKAKE nous dressent l’histoire de leur village.
Le village de Tomegbe a pour ethnie principale les Akposso, à l’origine il se nomme MBO : le village sur la montagne, la menace d’une guerre les contraint à descendre un peu plus bas, le village se nommera donc OYANIAMI : devant les yeux, car ils peuvent voir leurs ennemis, à cette époque, le responsable du village est le doyen, il dirige le village, et il y a un chef de guerre : owali.

Après la guerre, ils se rapprochent du pied de la montagne pour pouvoir cultiver plus facilement, ils disposent des cailloux tout autour de la pente qui peuvent rouler sur leurs ennemis potentiels, le village prend alors le nom de OTCHOU : je vais rencontrer un malheur.
N’ayant plus à craindre d’ennemis, le village se déplace de nouveau encore plus bas et change donc de nom ADAPE : farouche, les habitants demeurent méfiants et sont considérés comme méchants au vu de leur isolement.
Les missionnaires allemands et français décident eux aussi de changer le nom du village au cours du XIXème siècle, car ils jugent sa signification mauvaise, il s’appellera définitivement TOMEGBE : au-delà de la rivière.
A cette époque, deux hommes se disputent la chefferie, le plus jeune devient doyen du village mais son adversaire le conteste, encore aujourd’hui le problème de chefferie demeure.
Des allemands s’installent au début du XXème siècle, ils arrivent de la Gold Coast, l’actuel Ghana, quant aux français, ils s’installent en 1936, notamment le père Raymond Cottez, originaire du Jura, qui va contribuer à l’épanouissement et au développement du village, il a construit une école et l’église, mort en 1982, son corps sera rapatrié à Tomegbé, il repose dans l’église.
A Tomegbé, il y a actuellement dix quartiers avec chacun un responsable, ces quartiers correspondent aux différentes ethnies, le dialecte principal est l’Akposso.
Le chef actuel du village, nommé chef de canton, est âgé de 82 ans, son fils, le prince, lui succédera.


Découverte d’une plantation de cacao

Depuis Tomegbé nous partons à pieds pour 2 heures de marche à travers différentes plantations de subsistance ou de rapport. Notre guide nous fait découvrir ces essences particulières et les techniques de culture et récolte correspondantes. A cette occasion, nous découvrons le bois d’acajou et son exploitation mais aussi le cacaoyer à différents stades. Cette excursion nous renseigne sur les difficultés propres à ces exploitations : densité de végétation, humidité et chaleur du milieu, absence de mécanisation, éloignement.


Visite d’un chantier de construction

Dieudonné NOFODJI nous fait visiter un centre d’hébergement construit à Tomegbé en matériaux locaux : brique de terre crue et charpente en fermettes de bois blanc. Ce chantier nous montre le besoin en formation des bâtisseurs du village.


BADOU

Après 30mn de route difficile, nous atteignons Badou ou nous avons rendez-vous à la Préfecture afin de présenter notre projet à Monsieur le Préfet. Lors de cet entretien Mr Samuel AMEDJENOU nous assure de son soutien dans notre démarche.

Mr TCHALA, Inspecteur du second et troisième degré était absent lorsque nous avons cherché à le rencontrer. Nous avons chargé un de ses collaborateurs de l’informer de notre venue. Nous comptons sur Mr le Proviseur du lycée de Tomegbé pour porter à sa connaissance les détails de notre projet.

Nous avons établi sur place un contact avec le personnel de l’entreprise SATOM (filiale du groupe Vinci) afin de programmer une visite de chantier l’année prochaine au cours de laquelle nos élèves pourront découvrir les contraintes particulières d’un chantier de route en Afrique (climat, moyens humains et matériels mis en œuvre, sécurité,…).


ATAKPAME

Après 2h30 de route de montagne en travaux, nous atteignons la ville d’Atakpamé. Depuis Atakpamé nous partons découvrir un site historique de la seconde guerre mondiale, situé dans la localité de Kamina, qui concerne l’autodestruction d’une antenne de communication radio permettant aux allemands installés dans la région de communiquer avec l’Allemagne et avec les forces présentes dans les environs et sur l’Océan.


LOME

Arrivés à Lomé un peu avant midi, nous visitons quelques lieux d’hébergements pouvant accueillir un groupe d’environ 16 personnes. Ces lieux sont : l’hôtel Todman, les sœurs de notre dame de l’Eglise et les frères de la congrégation de Saint-Michel Archange.
Seules les sœurs de notre dame de l’Eglise peuvent nous accueillir, dans des chambres modestes ou dans un dortoir.
Découverte de la ville.

Nous nous sommes rendus à la Poste de l’aéroport afin de prendre connaissances des coûts des cartes postales et des timbres. Nous avons également pris des renseignements concernant une commande groupée pour l’an prochain et sur le coût de location d’un bus de la Poste d’une capacité de 30 places. Ce bus, dans le cas où les travaux de réfection de la route seraient terminés, semble être la solution la plus sûre pour nous transporter à Tomegbé l’an prochain.

Visite du centre artisanal. Découverte de l’artisanat national dans un lieu calme et organisé. Les ateliers des artistes sont sur place et ceux-ci peuvent montrer comment ils travaillent. Ce lieu permettra à nos élèves de trouver quelques souvenirs à rapporter dans leurs familles.

Découverte du marché de Lomé. Dédale de rues commerçantes multicolores, bruyantes et odorantes débouchant sur l’océan et sa plage de sable pollué.

Nous prenons la route pour Agbodrafo située à une demi-heure de Lomé. Ce village est le point de départ d’une balade en pirogue sur le lac Togo qui nous conduit à Togoville. Sur place nous profitons d’une visite guidée pour découvrir le secteur chrétien puis le secteur animiste et enfin nous visitons un petit musée présentant l’histoire des rois de la cité qui donna son nom au pays.

Depuis Agbodrafo nous nous rendons à la maison des esclaves. Cette bâtisse en mauvais état constituant un des rares témoins de la traite négrière nous est présentée par un guide.


Etablissement d’un quantitatif « matériaux » et « matériels »


Demande de devis de « matériaux » et « matériels »

Demandes réalisées à partir de ces quantitatifs dans des établissements d’envergure tels que la société RAMCO.

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